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Peut-on rappeler que les deux sandwichs sont également représentatifs de l'extraordinaire diversité des vulves féminines? Si la friction de l'acte sexuel était suffisante pour modifier une vulve, ne devrait-elle pas aussi modifier la morphologie du pénis? Un homme qui a couché avec de nombreuses femmes n'aurait-il pas un schlong minuscule, qui se serait érodé? Ce serait logique, non? Si quelques pénis pouvaient rendre une vulve plus grosse, quel sandwich représente la vulve après un accouchement?

Puis-je voter pour mon préféré, le reuben? Est-ce que ça marche pour les mains, genre, si je masturbe beaucoup d'hommes, il va me pousser un sixième doigt? Si je suce frénétiquement, mes lèvres vont-elles devenir pulpeuses comme celles d'Angelina Jolie? Quelqu'un qui va souvent aux toilettes peut-il voir son anus se développer en joyeuses vaguelettes de chair - et si oui, quel est le nom de ce sandwich? Trêve de plaisanteries, on retombe ici sur cette vieille idée voulant que le sexe féminin puisse se distendre à l'usage, alors que le pénis, pour sa part, ne ferait que se polir tel une belle soupière héritée de l'argenterie de mamie.

Au-delà de ce sympathique délire se trouve un cliché solidement implanté: Et de manière indélébile. Du coup, quand les hommes se retirent, rien ne s'est passé pour eux Manque de bol, l'anatomie a ses règles, et non, les vulves ne dégoulinent pas. Les réfractaires pourront aller vérifier cette terrifiante réalité sur l'actrice Annabel Chong, connue pour son gang-bang à partenaires Publié le Dimanche 20 mai Hello tout le monde, bienvenue dans la seule revue de presse je veux y croire qui zappera le mariage en Angleterre.

Qui voudrait troquer sa vie entière contre une prison dorée? Pourquoi ces journalistes font-ils semblant de s'intéresser à des chapeaux? Avons-nous perdu les rêves autres que porter des fleufleurs dans les cheveux? Je suis plus optimiste que ça. Dans le Figaro aussi: Les pansexuels peuvent faire leur vie avec une personne, peu importe son genre et son orientation sexuelle.

Hop, des nouvelles de Sexblotch , dans la Libre Belgique: L'effet coulant de l'encre, ses tournoiements dans l'eau, toutes ces images instantanées de bulles de taches, de frétillements, de projections, d'explosion, d'implosions, de trous, de jets, apportent un soutien presque primaire à l'imaginaire.

Cela touche à des choses que chacun a déjà vues sans en remarquer la puissance évocatrice. Ici, on met clairement un mot dessus: C'est du porno abstrait mais quand même!

Un article hyper-complet de Slate sur l'article du code pénal. Or, les produits utilisés lors de séances Chemsex empêchent souvent de bander, ce qui ne pose pas de problème pour les homos, mais plus problématique dans l'esprit étriqué des hétéros. Dans le Monde, tous les évêques chiliens remettent leur démission au pape, à cause des affaires de pédophilie.

Evidemment il y a des traitements du visage hors de prix à base de sperme. Toujours dans le Guardian: Dans Vulture, comment sont produits les sons des relations sexuelles dans les films?

Eh bien pour un bon cunnilingus par exemple, ce sont des sons de baisers. Mais l'an prochain, nous aurons Henry. Pour la modique somme de 12 dollars soit un chouïa plus que la version féminine: Ceci est juste trop cool si vous aimez la SF: Malheureusement le machin n'est pas encore complètement au point Prière d'épargner à votre humble servitrice vos blagues sur la nourriture polonaise, j'ai été élevée à bouffer du makowiec tous les dimanches.

Je ne peux pas vous adresser la parole, désolée, je suis toujours en train d'avancer à une allure d'escargot dans Outlander. Comment est-il possible que je regarde une série historico-romantique alors que je n'aime ni les séries historiques ni les séries romantiques?

Eh bien, pour compléter ce que je vous racontais la semaine dernière: Outlander est la première série historique où des personnages se demandent comment gérer le contrôle des naissances ceci est un exemple parmi d'autres.

Faut-il une série estampillée "de meuf" pour ça? Faut-il même que des femmes soient aux manettes? Il suffirait de penser aux spectatrices Publié le Vendredi 18 mai Etrangement, l'étude n'avait jamais été menée jusqu'à présent: Des chercheurs ont donc attrapé presque vidéos parmi les plus populaires sur Pornhub, ainsi que des vidéos aléatoires pour comparer, et ont vérifié 1 si effectivement les actes étaient plus violents, 2 si ces vidéos spécifiquement étaient plus appréciées des spectateurs.

A cette fin, les contenus ont été triés entre actes agressifs, non-consentement et vidéos dont le titre mentionne la violence. La représentation de pratiques sauvages a plutôt tendance à décroître légèrement depuis C'est le moment où on se dit: Sauf que même en petite baisse, on reste sur des chiffres qui font grincer des dents: Les spectateurs n'approuvent pas les vidéos de non-consentement?

Certes, mais ça peut aussi signifier qu'ils aient la trouille de la manière dont leurs préférences pourront être utilisées: Evacuons aussi une vision victimisante des choses: D'ailleurs ça n'est pas la faute de nos contemporains si l'imaginaire de la violence est si omniprésent: A ce titre, nous ne manquons pas de moralité à cause de cet héritage on n'a rien demandé , mais uniquement parce que nous y cédons au lieu de changer de paradigme ce changement se révèle encore plus urgent quand on est potentiellement la victime de ces actes — ce sont très majoritairement les femmes qui se font taper ou humilier dans ces vidéos.

Il serait encore plus nul qu'à la lumière des débats qui agitent notre société, on soit EN PLUS infichus de calmer notre goût du sang. Les lignes bougent, mais la grande remise en question de la pulsion d'agression n'est pas actée.

Publié le Mercredi 16 mai C'est toujours bon à savoir: C'est le résultat d'une étude menée par l'Oxford University et qui a analysé messages d'internautes en phase d'approche. Il existe donc essentiellement trois types de mensonges:.

Viennent ensuite les mensonges permettant de ne pas aller à un rendez-vous, en prétextant des journées chargées ou d'autres activités déjà prévues. Du coup, rien de vraiment dramatique, mais un biais dont il vaut mieux avoir conscience: Ce qui pourrait fournir un indicateur intéressant pendant la phase de rencontre: Quand on est une femme qui aime le sexe, mieux vaut ne pas être trop pressée: Dans les représentations filmées, même constat, on n'avance pas des masses.

Du côté des shows extrêmement grand public comme Game of Thrones, on cherche l'approbation en montrant de manière à peu près égalitaire les corps des acteurs et des actrices même si ça n'a pas la même signification pour les uns et pour les autres.

Le corps des héros se révèle de manière tout aussi injustifiée que celui des héroïnes, avec des personnages qui passent leur temps à prendre des douches ou s'habiller ou se faire déchirer leur chemise. Pour ma part, ça me convient. Je n'ai pas envie d'une télévision sans corps. J'en ai juste super marre que ces corps soient toujours ceux des femmes, comme si comme spectatrice, je ne valais pas la moindre gratification.

Quand le male gaze est prononcé, de toute manière, j'arrête immédiatement de regarder: Si vous vous demandez à quoi ressemble une scène de sexe parfaitement hollywoodienne, totalement dans les clous esthétiquement et érotiquement, mais avec tous les codes renversés, regardez l'épisode 7 de la saison 1 d'Outlander plutôt vers la fin. Dans cette série historico-romantique, que je recommande pour se vider l'esprit dans les sublimes paysages écossais, le héros masculin est constamment objectifié.

Dans cette scène de l'épisode 7, nous avons donc un héros inexpérimenté, perdant sa virginité entre les mains d'une femme plus âgée, et filmé comme on filme habituellement les femmes. C'est-à-dire qu'il ne fait rien enfin, il se laisse faire , le focus est sur son plaisir, et il se tortille sur le lit sa partenaire sort du cadre. Il y a une femme au scénario et une à la réalisation.

Du coup, le côté mâle dominant est évacué pour célébrer une figure plus réaliste et vachement plus baisable: Deux poids deux mesures, n'est-ce pas? En tout cas, j'ai apprécié de voir cette scène représenter la sexualité d'une manière qui ressemble à mon expérience, ce qui n'arrive à peu près jamais.

Parce que si vous êtes une femme hétéro pas totalement cassée par le narcissisme, vous vous oubliez aussi pendant le sexe. Vous ne regardez pas vos seins. Vous sortez du cadre. Vous n'êtes pas une poupée secouée par le partenaire. Et franchement, ça n'est pas bien compliqué à réaliser, il n'y aucune prouesse technique ou intellectuelle là-dedans: Si on ne le fait pas pour des questions éthiques comme donner de la place au point de vue féminin , on pourrait au moins le faire pour échapper à la lassitude des mêmes codes indéfiniment répétés je ne sais pas si ce sont les actrices ou les réalisateurs qui manquent d'imagination, mais la prochaine qui se cambre en se caressant le visage ou en se mordant les lèvres, je lui balance ma télécommande en-travers des pixels.

Outre ces questions d'équilibre dans les représentations, je pense que ce genre de scène peut aider les hommes à comprendre à quoi sert l'érotisation des hommes, à comprendre qu'au lit on les regarde — l'épisode s'adresse aussi à des spectateurs mâles c'est d'ailleurs mon cher et tendre qui est tombé amoureux de la série, ça faisait des siècles qu'il insistait pour que je la regarde. Enfin, je pense qu'il y aurait bien besoin de montrer cette scène à ceux qui pensent que le féminisme va ou veut tuer le sexe.

Comme initiation sexuelle est quand même vachement plus excitante que le millième soupir-nichon-tête-renversée-en-arrière. Publié le Lundi 14 mai La boxe est-elle une pornographie? On y aborde les étreintes des boxeurs, le rapport à la douleur, les gros plans des gros plans de gueules défoncées par les coups, l'amour, la haine, la peur, la mort. A notre époque de suffixes en -porn, on pourrait se demander où arrêter les frais foodporn, cabinporn, burgerporn, you name it. Mais Oates a des arguments.

Il n'y a rien de naturel dans aucun des deux ce n'est pas comme ça qu'on se bat, ni qu'on fait l'amour , pourtant ils renvoient à des expériences humaines fondamentales qui se retrouvent transcendées, ritualisées, parfois parodiées — à ce titre, la boxe et le porno permettent d'affronter des tabous qu'il serait trop difficile de regarder en face: Elle rappelle également que s'il fallait établir une hiérarchie L'amour, s'il doit y avoir de l'amour, vient en second.

La boxe n'est pas répétée, ni simulée. La souffrance, le sang, ne sont pas des mascarades. On pourrait arguer qu'en pornographie, ça n'est pas toujours le cas non plus. Ce qui rend d'autant plus surprenant les manifestations d'amitié après les matchs, quand les combattants tombent dans les bras l'un de l'autre:.

Le célèbre célibat du boxeur à l'entraînement fait partie intégrante de la légende de la boxe: Là où était la Femme, doit survenir l'Adversaire. Comme l'a di Bundini Brown, l'assistant d'Alie: Il faut bander, et maintenir l'érection. Vous devez faire attention à ne pas la perdre, mais aussi à ne pas jouir. Pas question de toucher au sexe, alors que le sexe est sur scène, en permanence l'illustration de Fight Club montre bien la pornographisation du corps combattant.

Et qu'on le veuille ou non, la boxe partage avec la tauromachie des significations anciennes, viscérales, qui mettent mal à l'aise ou scandalisent tout autant qu'elles fascinent, et dont nous ne sommes pas débarrassés. A l'heure où nous nous débattons pour policer les rapports humains et non-humains , la manière dont on accepte de maltraiter des corps en dit long sur qui nous sommes — et qui nous voulons être.

Publié le Dimanche 13 mai Désolée pour le texte non-traduit, mais tout de même: Moi, ça me retourne le cerveau. Si vous connaissez la réponse et qu'elle est moins déprimante que "c'est pas cher", je suis intéressée. Mais ça ne veut pas dire que les nez sensibles ont plus de rapports que les autres. Et du coup, dans la foulée, il faut lire ces sept témoignages de coercition graduelle, directement sur le site de Noémie Renard. Et du coup, vous pouvez enchaîner sur l'interview de la chercheuse par Victoire Tuaillon dans le dernier épisode des Couilles sur la Table comme ça vous serez à jour, hoplà.

On parle toujours des réflexes instinctifs face au danger de cette manière: Mais il y aussi la stupeur le lapin en plein phares et la tentative de calmer l'agresseur: Du coup, on se demande si quand James Bond embrasse de force une femme, et que brusquement elle cède à ses avances Ce que notre culture perçoit comme un acte romantique est une manière de se préserver. Ca m'a fait marrer mais sur l'année , le géant du sextoy LoveHoney a vendu l'équivalent de 9 monts Everest de godemichets.

Pourquoi ne calcule-t-on pas toutes les données de l'univers en monts Everest? Le mystère reste entier. La plus grosse orgie du monde est en préparation à Las Vegas avec un millier de participants attendus. Cet article sur les Incels est vraiment important à lire! L'auteure avance que le problème n'est pas sexuel mais affectif: Du coup, ils sont tout seuls.

Parce qu'ils pensent que les femmes leur doivent de l'attention ou de la gentillesse nous naissons aussi avec des fleurs des champs dans les cheveux, vous l'ignoriez? Seulement, pour citer la chronique, les femmes ne sont pas des distributeurs à câlins et tendresse, pas plus qu'elles ne sont des distributeurs à sexe. Bien sûr qu'il est horrible de se sentir seul. Mais forcer les autres à occuper cette solitude est le meilleur moyen de les éloigner, et il y a tout simplement un apprentissage à refaire pour créer des connections.

Plutôt que de rouler au hasard sur une foule Le stand-up de Guillermo Guiz. Publié le Vendredi 11 mai Hourra, hourra, Brigitte Lahaie nous offre de nouvelles perles de sa sagesse ahem dans un entretien exceeeeeptionneeeeel au Parisien. On y lit des choses comme: Dans certains milieux professionnels, cela commence à poser de vrais problèmes. C'est la guerre civile et on ne m'a rien dit? J'apprends ça pile quand ma semaine est blindée de cafés avec les collègues Suis-je une traînée d'avoir accepté?

Dois-je leur faire un procès, ou juste partager l'addition? Le colonel Moutarde est-il vraiment mort pendu avec une clef à molette? Non, sérieux, ces hommes offrent-ils des cafés délicatement posés en équilibre sur leur pénis? Parce que je ne vois pas d'autre solution. Maintenant que j'y pense: C'est décidé, je vais aller pécho à l'école du cirque. On lit aussi ceci: Déjà, la séduction à la française est le concept le plus fuyant de l'univers: C'est la paillardise, la galanterie, le badinage.

Du coup, la séduction à la française est surtout exactement ce qui nous arrange dans n'importe quel débat. Un jour, la séduction à la français sera un pamplemousse, et on sera bien avancés. Ensuite, la France, c'est nous, vous, la manière dont le reste du monde nous envisage, la manière dont les expats, artistes, entrepreneurs, portent le rayonnement culturel ailleurs, il s'agit donc de notre séduction, dont on fait exactement ce qu'on veut.

Et dont nous ne sommes pas captifs. Si j'avais uniquement disposé, non seulement j'aurais vécu un dixième de mes expériences, mais j'aurais raté absolument l'intégralité de celles qui ont compté. Ceci n'est pas une figure de langage: Notons aussi que cette situation présentée comme agréable est affreuse. Si l'homme propose, il peut proposer à toutes les femmes qui lui plaisent et c'est exactement la permission qu'il prend, comme le montre l'amas de messages que reçoivent les femmes en trois secondes sur les sites de rencontre.

Si la femme dispose, elle dispose entre des choix limités, dont potentiellement aucun ne convient. C'est-à-dire qu'un homme qui réussit sa proposition obtient satisfaction. Et que ses propres désirs, ses propres coups de foudre, doivent être passés sous silence — en espérant que l'autre 1 remarque, 2 propose. Ce qui a une conséquence grave: Parler d'hommes qui proposent et de femmes qui disposent comme d'une situation win-win est tout simplement irresponsable. Quand les hommes prennent les devants, les femmes sont derrière.

Quand ils font le premier pas, les femmes passent en second. On est en Si c'est ça, la séduction vieille-France, je demande la nationalité ouzbèke immédiatement. Publié le Mercredi 9 mai La question peut sembler étrange tant nous avons l'habitude de différencier deux types de désir: La pulsion pure, ou la réponse à un stimulus suggestion érotique, paire de fesses, troisième verre, tout ce qui peut vous exciter.

Placer ces types de libido dans des catégories bien étanches n'est pas un choix sans conséquences: Pour résumer la sagesse collective pas toujours très sage: Eh bien, certains chercheurs remettent en question cette théorie des deux désirs. Il s'agirait pour eux, systématiquement, d'une réponse Ce qui est perçu comme une pulsion spontanée proviendrait en fait de flashs de pensées simplissimes: Du coup, quand les gens se plaignent que leur désir a disparu, ou même qu'il est asynchrone, ce serait toujours une question de temps: Ce désir qu'on pensait automatique n'aurait jamais existé: Pour se rassurer, il faudrait accepter, surtout en vieillissant, que la sexualité ne ressemble plus aux scènes qu'on voit à la télé, où les amants se jettent l'un sur l'autre en trois secondes comme s'il y avait une urgence.

Et ce dernier point fait d'ailleurs partie du problème: A annoter dans le bouquin de sagesse populaire, donc: Publié le Lundi 7 mai Pour la Saint-Valentin on partagerait une boîte de sucreries, pourquoi en acheter deux? J'aurais été mortifiée par des fleurs ou des mots d'amour ou des démonstrations publiques d'affection […] Je ne voulais pas, je n'avais pas besoin, qu'on me dise que j'étais aimable, désirable, belle. Je ne pouvais même pas imaginer recevoir ces mots, encore moins les demander.

L'idée que quelqu'un dédie à mon bonheur du temps, de l'attention, de l'énergie ou de l'argent, m'aurait rendue profondément inconfortable. J'étais, en résumé, le Graal des copines: La femme parfaite n'a besoin de rien: Ce passage provient du début d'une chronique dans Hazlitt Surtout quand on est adolescente ou jeune adulte, il y a une grosse confusion des indépendances: Les liens amicaux peuvent être ultra-exigeants, mais rarement les liens romantiques c'est trop tôt, il faut s'amuser, c'est prise de tête: Il faudrait avoir besoin d'un homme, mais sans trop lui en demander: L'investissement relationnel est perçu comme une charge, mais le célibat aussi, le polyamour aussi, l'infidélité aussi Difficile d'afficher des demandes quand rien ne semble légitime.

Justement parce que les relations sont compliquées, les femmes qui ne demandent rien sont privilégiées — dans le cas contraire, elles paraîtraient manquer d'autonomie.

Ces critères, ces nécessités, ces exigences, ne sont pas les nôtres. Et à partir de là rencontrer, voyager, aimer. Nous sommes ceux qui "sont payés", ils sont ceux qui "payent"; nous sommes ceux qui construisons, ils sont ceux qui se pavanent; nous sommes ceux qui produisons, ils sont ceux qui se goinfrent; nous sommes ceux qui travaillons, ils sont ceux qui se dorlotent; nous sommes ceux qui tenons le plateau, ils sont ceux qui se servent; nous sommes ceux qui cirons leurs chaussures, érigeons leurs palaces, gérons leurs dossiers, récurons leurs chiottes, administrons leurs rendez-vous, rédigeons leurs mémoires, médiatisons leurs débats, assurons leur sécurité, produisons leurs intérêts, suons leurs richesses, votons leurs puissances, applaudissons leurs discours, remercions leurs promesses, attendons leurs patiences, craignons leurs décisions, espérons leurs clémences, louons leurs propriétés.

Nous sommes ceux qui travaillons, ils sont ceux qui décident, décrètent. Nous sommes ceux qui sommes licenciés, ils sont ceux qui le décident.

Nous sommes ceux qui créons la richesse, ils sont ceux qui nous la confisquent. Nous sommes ceux qui construisons des maisons et des appartements, ils sont ceux qui les achètent.

Nous sommes ceux qui payons des loyers, ils sont ceux qui décident de leur montant. Nous sommes ceux qui travaillons la terre et le pain, ils sont ceux qui les détiennent. Nous sommes ceux qui payons la nourriture, ils sont ceux qui décident des tarifs.

Nous sommes ceux qui rendons possible la grande distribution, ils sont ceux qui décident des prix. Nous sommes ceux qui utilisons les transports en commun, ils sont ceux qui les rendent payants. Nous sommes ceux qui étudions, ils sont ceux qui décident du contenu et de la valeur des études. Nous sommes ceux qui allons à l'école, ils sont ceux qui décident du contenu et de la valeur de l'éducation. Nous sommes ceux qui allons dans les hôpitaux, ils sont ceux qui décident des moyens et de la valeur de la santé.

Nous sommes leurs esclaves-salariés. Les lois du Capital et de ceux qui le détiennent, la bourgeoisie, ont fait de nous depuis plusieurs siècles leur main d'oeuvre, un prolétariat. Ils sont ceux qui détiennent les armes, nous sommes ceux qui les appréhendons. Ils sont ceux qui construisent les prisons, nous sommes ceux qui les remplissons. Ils sont ceux qui créent les frontières, nous sommes ceux qui les subissons. Ils sont ceux qui licencient, nous sommes ceux qui nous prenons des lacrymos pour oser l'avoir refusé.

Ils sont ceux qui décrètent les guerres, nous sommes ceux qui y mourront. Ils ont le monopôle de la violence et du jugement, nous n'avons que le droit d'être violentés et jugés. Ils nous divisent entre "violents" et "non-violents" alors que ce sont eux qui ont matraques et gaz pour nous réprimer tous. Leur violence est légale, la nôtre est légitime.

Leur justice emprisonne, notre justice soude et libère. Leurs polices servent de justice, leur justice sert de paix. Si telle est leur justice, il n'y a pas de paix, mais qu'une terreur policière qui protège les riches.

Si telle est leur paix, la police est partout et la justice nulle part. Toute révolte est juste si elle ne se trompe pas d'ennemis. L'ennemi n'est pas le "pauvre", "l'arabe" ou la "banlieue" mais le riche et le puissant qui ont créé la pauvreté et le ghetto-banlieue et qui ont choisi d'y enfermer toute personne de couleur et anciens colonisés pour maintenir la division.

Avant d'être arabe, noir, blanc, nous sommes des gens qui voulons nous en sortir, soumis au même sytème qui créée de la peur entre nous pour se faire oublier.

Le racisme est une arme des puissants, des riches et de l'État. Eux qui construisent les murs qui nous divisent et les impasses qui nous bloquent, les barbelés périphériques qui nous séparent et les polices qui nous sélectionnent. La seule violence est celle de la puissance financière qui décide de nos vies. La seule violence est celle de l'Etat qui décide de notre valeur.

La seule violence est celle de la police qui décide de notre "paix". Face à cela, toute notre résistance ne sera que défense et autodéfense. Seuls l'État et le Capital anticipent notre colère, nous qui avons du mal à anticiper notre propre misère. Ils se dotent de toutes les armes possibles, qui tuent et assassinent de manière "non létale". Des lycéens perdent leurs yeux sous les balles en caoutchouc pour défendre leurs études, des "banlieusards" perdent leurs vies accusés d'être pauvres de couleur et "ex"-colonisés, des sidérurgistes perdent leur dignité par les coups de matraque pour défendre leur emploi, des personnes âgées et des enfants se font gazer pour défendre le droit à la retraite.

Guerre de classe, et nécessité fait loi. Nécessités humaines et naturelles contre nécessités économiques de profit et de puissance. La "démocratie représentative" est le nom donné par les puissants à un système où les règles du jeu et ses cartes sont détenus par les riches et les puissants. Et nous qui cherchons à nous en sortir dépendons des cartes sociales que les riches veulent bien nous distribuer.

Mais ce sont toujours eux qui les distribuent. Ce ne sont pas les cartes qu'il faut changer, mais le jeu lui-même. Parce que nos vies et celles de nos enfants ne sont pas un jeu. A nous de faire en sorte que les riches ne jouent plus avec nos vies selon leurs propres joker et leurs propres bonus.

C'est eux qui décident de la case de départ et de la case d'arrivée de chacun d'entre nous, et nous sommes condamnés à respecter les parcours qu'ils nous distribuent. Soyons notre propre case de départ et notre propre case d'arrivée à la fois, soyons notre propre parcours, éjectons les riches et les puissants du jeu. Notre monde n'est pas le leur, nos nécessités ne sont pas les leurs, nos envies et nos besoins ne sont pas les leurs.

Déterminons nous-mêmes nos propres vies. Les "élections démocratiques et représentatives" sont l'illusion à nous faire changer de couleur. Le "pic" peut devenir "carreau" ou "trèfle", les cartes restent les mêmes, et ce sont toujours les mêmes qui les détiennent. Et nous sommes leur mise, leur gain, leur enjeu. Leurs principales armes pour nous faire accepter leur diktat financier sont la peur et le chantage.

Peur de la banlieue, peur de l'autre, peur d'être solidaire, peur de se défendre, peur de faire grève, peur d'étudier sans travail au bout, peur du chômage, peur de son patron, peur d'avoir peur. La crise créée de la peur, elle est la peur, se veut notre peur pour avancer et imposer ses mesures. La question s'est posée en Tunisie, en Egypte, en Lybie, en Syrie, elle se pose aujourd'hui en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, commence à se poser en France et aux Etats-Unis, et finalement est la question que nous nous posons tous: Pour ne plus avoir peur, il faut que la peur change de camp.

A la finance d'avoir peur de notre colère, aux puissants d'avoir peur des sans-travail, aux policiers d'avoir peur de notre solidarité. Nous avons l'impression d'être dépassé, de ne plus comprendre ce qui se passe dans nos vies, de devoir se fier et avoir confiance en ceux qui détruisent nos vies pour qu'ils la protègent, mais la seule réponse à nos angoisses et notre urgence est le rapport à notre histoire, notre propre histoire, notre histoire de classe qui est une histoire de lutte et de combat.

L'histoire n'est pas celle des chefs d'Etat ou des "grands noms", des "grands hommes", l'histoire n'est pas celle des dominants et des puissants, elle est faite et se fait toujours par les petites gens, les anonymes que nous sommes, les hommes et femmes simples que nous sommes fiers d'être. Les Tunisiens et les Egyptiens nous l'ont montré, et aujourd'hui ce sont les puissants qui ont peur "des gens", de ces gens qui font leur propre histoire, qui veulent leur propre victoire.

Et ils ont peur que nous soyons l'écho, l'onde de choc en Europe des secousses tunisiennes, égyptiennes, lybiennes et syriennes. Un appel de solidarité internationale. Entre les hommes, les femmes, simples, anonymes. Ceci est un appel au combat. Avec et pour le peuple grec assassiné. Avec et pour tous les peuples. Un appel à descendre dans la rue, occuper les lieux de travail, faire grève des loyers et des factures, occuper et paralyser les lieux de pouvoir, constituer des Comités de Quartiers, envahir et occuper les immeubles vides, occuper les ministères, les hôtels de ville, les mairies, laisser les banques s'effondrer, assiéger le Parlement.

Par dizaines, par centaines, par milliers, par centaines de milliers. Les nôtres, ceux de chacun, ceux de tous. Pour tous les hommes, toutes les femmes, simples, anonymes, et contre leurs patrons, leurs polices, leurs menaces, leurs chantages, leurs puissances, nos seules armes sont la solidarité, la détermination, l'auto-organisation par et pour nous-mêmes. Nous sommes notre propre nécessité, notre propre ambition, notre propre pouvoir.

De l'indignation à la révolte, de la révolte à l'émeute, de l'émeute à la grève sauvage émeutière, de la grève sauvage émeutière à l'insurrection. Désormais nous avons compris, et nous n'avons plus peur: Nous ne comptons que sur notre propre force, sur notre propre capacité à organiser nous-mêmes nos vies, sur notre propre solidarité.

L'insurrection ne sera ni "civique" ni "citoyenne", elle est confrontation de classe. Nous sommes non-violents avec ceux qui sont non-violents avec nous, mais nous revendiquons l'autodéfense par tous les moyens nécessaires contre toute violence à notre encontre. Cette violence est permanente, quotidienne, omniprésente, c'est la violence capitaliste. Se confronter à la police ou bloquer une entreprise relève de l'autodéfense contre la violence de licenciements de masse ou de hausse des factures.

Bloquons leur économie et que la peur change de camp, comme lors du blocage des raffineries à l'automne Réapproprions-nous nos outils de travail quand ils veulent les fermer, créons des Assemblées de Quartiers et développons la démocratie directe, la seule à laquelle nous aspirons. Pour reprendre nos vies en main, ici, maintenant, nous-mêmes.

Là où nous vivons et travaillons. Exproprions les richesses qu'ils nous ont volé, créons des Comités d'Autodéfense de Précaires et Chômeurs. N'attendons pas d'être pris dans l'urgence comme le sont les peuples grecs et espagnols aujourd'hui.

Le désastre, nous y sommes déjà et il ne fera que s'aggraver, et arriver. Alors que capitalisme, crise et désastre sont déjà là. Cette impression commune que le ras-le-bol, la révolte, l'explosion, vont arriver. Alors que ras-le-bol, révolte et explosion sont déjà là.

S'indigner ou prendre acte. Tout de nous, rien d'eux. I — Misère des élections présidentielles. Ils proposent chacun une gestion un peu différente de notre prison: En partant du Printemps , Paris, Il apparaît en effet comme de plus en plus évident que tous et toutes sont portés par une commune vision du monde. On cherche malgré tout à nous vendre un candidat comme marchandise performante, dans un mauvais spectacle déprimant de vacuité se répétant à chaque campagne présidentielle. Pourtant, aucun changement réellement positif ne peut venir des urnes: Quelles options se proposent à nous à chaque élection, et notamment celle-ci?

Un libéralisme social-démocrate dégoulinant de renoncements, de mensonges et de sang. Il y a là une contradiction insoluble. Mais cette contestation vaine nous révèle quelque chose. À parler leur langage nous nous rendons impuissants. Impuissants car condamnés à la répétition du même. En conséquence, des contingents toujours plus importants de ces populations se sont enfuis vers des centres en moins piètre état.

Les policiers peuvent légalement fouiller, frapper ou encore séquestrer dans un commissariat des individus, contrairement aux autres citoyens. Schuurman, Le travail est un crime, Il paraît que tout le monde aime la liberté. Pourtant, la plupart des gens considèrent aussi le travail comme une valeur fondamentale, à inculquer aux jeunes, un devoir et un droit à préserver.

Son terme cousin, travail, a lui pendant longtemps exprimé les idées de tourment, de peine et de fatigue. Travailler pour exister, exister pour travailler. Il est notre droit de nous loger, de nous nourrir, de nous vêtir, il est notre droit de vivre.

Et alors même que le capitalisme, qui a besoin de cette frénésie du travail pour exister, produit des ravages de plus en plus visibles à tous les niveaux de nos existences, dans des régions toujours plus étendues et pour une durée toujours plus longue, le travail demeure un horizon indépassable pour la conception de notre existence. Nous sommes tellement empêtrés dans cette religion du travail qui est, comme toute religion, une organisation du mensonge que nous ne réalisons pas que nous passons notre vie dans un gigantesque camp de travail.

Que même quand nous y échappons pour un moment nous passons notre temps à faire travailler les autres, par la consommation de biens et de services. Nous aimons nous voir comme des personnes indépendantes et libres qui vaquent à leurs occupations, quand nous sommes en réalité des travailleurs forcés de rejoindre leur poste. Pourtant, tout le monde aime la liberté, on vous dit.

A quelques exceptions près donc, travailler est une horrible chose qui débouche sur une immense accumulation de souffrance.

Que les plus raisonnables se rassurent: Ceux qui pensent le contraire ne doivent vraiment pas beaucoup aimer la liberté. Le monde, ou rien. Le statu quo est tout aussi immonde. Et les médias jouent parfaitement leur rôle, faisant planer une menace diffuse, pluridirectionnelle et omniprésente, implantant jour après jour la peur dans chaque conscience, avec une abnégation remarquable.

Que dans ces moments de lutte se tissent des liens, naissent des amours, émergent des projets communs, se créent des communautés de résistance. Nous voulons faire autre chose que travailler. Nous voulons vivre autre chose que cette survie, cette sous-vie.

Nous voulons habiter autre chose que ce taudis. Nous voulons créer autre chose que cette destruction. Le capitalisme façonne des subjectivités à son image et selon sa logique: Les révoltes de la vie ont transformé, transforment, transformeront nos subjectivités, avant même que dans une société nouvelle, de nouvelles vies émergent de nouvelles subjectivités. Nous souffrons de devoir obéir à des impératifs absurdes, avilissants, destructeurs.

Nous souffrons de devoir exécuter ces impératifs dans des conditions éprouvantes, voire dangereuses. Nous souffrons de cette activité indifférenciée, absurde, destructrice. Nous souffrons de rentrer vidés, de ne pas pouvoir vivre. Nous souffrons de souffrir seul, de devoir nous cacher notre souffrance, de nous mentir, de ne pas pouvoir parler de notre souffrance, de devoir cacher celle-ci aux autres. Comme des esclaves, nous avons une compensation, eux en nature, nous en argent.

Avec ou sans proxénète, nous sommes tous des prostitué. Nous sommes des robots travailleurs, en tchèque , des individus réduits à des machines productrices. Nous sommes soumis au capitalisme, ce Moloch insatiable, ce train aveugle écrasant tout sur son passage. Nous nous intéressons peu à la massification, les pétitions sont signées puis oubliées, les cortèges défilent et rentrent chez eux, les vitrines sont brisées puis réparées, les murs tagués puis nettoyés.

Il nous faut créer. Il nous faut nous créer. Un mouvement ouvre une brèche, crée une coupure temporelle, une rupture dans le déroulement linéaire de nos vies. De nouvelles subjectivités émergeront de ces nouvelles vies, épanouies dans une diversité non-finie du faire.

Le temps sera celui de notre vie et de ses activités, non celui des montres et du travail. Les communes seront, ainsi, sans masculinité viriliste, celle du sujet capitaliste, insensible, impitoyable, suprémaciste, et sans féminité soumise, subordonnée, dissociée. Elles seront, de même, sans sujet colonial, raciste, dominateur, exploiteur, et sans sujet indigène, racisé, dominé, exploité. Au niveau des techniques, nous détournerons des techniques détournables, nous détruirons des techniques indétournables bombes nucléaires, centrales nucléaires, etc.

Ce sera notre monde, ou rien. Ce ne sera pas ce monde de mort, mais la mort de ce monde. Crevons cette société morbide, moderne, capitaliste, colonialiste-raciste, patriarcale, étatiste, hétéronome, hiérarchique, totalitaire. Créons une société vivante, nouvelle, non-marchande, égalitaire, libertaire, autonome, horizontale, plurielle. Créons une vie de désir, cette vie que nous désirons, que nous décidons. Soyons résolus à ne pas mourir, et nous voilà vivre.

Ce sera notre histoire, cette fois. Cette société nous offre seulement une lutte pour la survie de base dans laquelle nous ne sommes rien sauf une force de travail et des consommateurs. Les vêtements de marque, les nouveaux téléphones mobiles et les écrans plasma, les voitures en leasing et les prêts hypothécaires, les sorties du samedi soir, les émissions de télé et les idylles familiales dans les centres commerciaux seront-ils des produits de substitution suffisant pour une vie vraiment humaine?

Est-ce tout ce que nous désirons vraiment et ce dont nous avons vraiment besoin? Nous vendons notre temps et notre énergie, notre force de travail, à la classe des bourgeois qui possèdent les moyens de production. Quel que soit ce que nous gagnons, dès que nous avons dépensé notre salaire, nous devons à nouveau nous précipiter au travail. Nous vendons notre force de travail comme une marchandise à des patrons individuels et aussi à la bourgeoisie toute entière, et dès lors ce sont eux qui la contrôlent, qui la possèdent et qui en profitent vraiment.

Toute la société nous est étrangère: Par conséquent, la dictature du Capital règne aussi en dehors du travail. Les loisirs que nous cherchons en font partie. Notre travail est une marchandise comme aucune autre: Le profit est réinvesti dans des moyens de production, dans la production de nouveaux capitaux qui tous sont la propriété contrôlée, possédée et vendue par les bourgeois.

Les citoyens atomisés, qui parviennent à une unité artificielle à travers une sphère séparée de politique nationale, sont une caractéristique commune des États parlementaires, staliniens, fascistes ou même islamistes.

Ce sont là des organisations de la bourgeoisie en tant que classe, qui se développent à partir des rapports sociaux de la société de classe.

Comme tels, ils doivent être détruits et non pas réformés. Par conséquent, les prolétaires luttent contre toutes les formes du gauchisme: Nous combattons pour une libre auto-organisation égalitaire. Maintenant que nous sommes remontés à la racine du syndrome, nous allons commencer à comprendre que les tableaux ont des points communs.

Pourtant, avec un soupçon de conscience, peut-on se réjouir de la guerre? Or la guerre est toujours triste et la victoire jamais acquise, et dans toutes les hypothèses, jamais pour les deux protagonistes à la fois. Le travail culturel est donc passé par là pour nettoyer le chemin vers la guerre. Voici les liens qui apparaissent entre le champ de bataille boueux et un capitalisme tout aussi crasseux. Pourquoi partir si joyeusement à la guerre capitaliste? Et peu importe si la promesse est bidon en réalité, elle est une croyance quasi religieuse, un dogme, une norme.

Cet écran qui verse sans discernement des images de tous types, informations, désinformation, séries, publicités, divertissements, et ce, 24h sur 24h.

La recherche insatiable du plaisir nous fait nous détourner du sens des champs de batailles capitalistes qui détruisent la nature et la vie en notre nom pour produire nos objets pour la plupart inutiles et polluants.

Nous avons à loisir le choix entre des objets censés assouvir nos frustrations existentielles et des spectacles sur écrans qui nous divertissent.

Dans le monde réel on ne peut pas quitter le champ de bataille. Bienvenue dans la réalité. Revenons à la guerre économique. Nous sommes alors enchaînés à la réalité de cette bataille économique où nous comprenons que tout ce à quoi nous avons cru nous est maintenant infernal, insupportable, car nous perdons tout nos repères, nos espoirs, nos croyances devant la réalité nue. Où sont les promesses? Qui payera les crédits? Où sont passé les jours meilleurs qui justifiaient mon sacrifice quotidien au travail 8 heures par jour?

Sans travail qui suis-je? Sans argent qui suis-je? Qui suis-je hors de la norme? Et le cancer contracté au travail à respirer des effluves toxiques, qui est responsable maintenant?

Et ma femme, et mon mari qui se détourne au moment difficile de la vie sans travail? Absent à soi-même au milieu du champ de bataille économique, le chaos comme seule référence existentielle. Ce désastre ne nous apparaît malheureusement que lorsque nous sommes touchés directement, ce moment où nous sommes exclus de la norme du travail et de la consommation. Sans parler des fumées toxiques des usines qui produisent à la chaîne des objets industriels toujours nouveaux qui viennent titiller le désir sans fin de nos regards sans vie rivés à la lueur électrique sur nos écrans bariolés.

Les écrans publicitaires nous font avaler cette agriculture comme des aliments qui sont des ersatz depuis longtemps sous de fausses promesses trop sucrées, trop salées et trop grasses. Nous savons maintenant ce que valent les promesses capitalistes.

Du plaisir frelaté qui empoisonne la vie sous toutes ses formes. Qui décide la norme? Qui orchestre la promesse de cet avenir radieux de plaisirs empoisonnés? Inventer une nouvelle culture commune où la vie et son expansion sous toutes ses formes sera centrale. Vivons de peu, ensemble et avec joie. En quittant le champ de bataille, en nous détournant de la norme car tout est à inventer.

Une sorte de mimétisme collectif organisant une norme qui devient dogme, une quasi religion impossible à remettre en question. La Terre ne pourra supporter encore bien longtemps la guerre que nous lui faisons et qui prend maintenant un tour tragique. Il est question de notre cadre de vie, le cadre réel de nos existences au moment où nous quittons les écrans des yeux pour vivre pour de vrai.

Qui peut discuter devant la vague de 10 mètres de haut? Pas même une centrale nucléaire? À quoi sert de voter si la couche atmosphérique est trop fine pour nous protéger du soleil durablement, nous promettant un cancer de la peau mondial, ou des rayonnements que nos organes internes ne pourraient supporter? Ces personnes surpuissantes et immensément riches forment le symbole monstrueux et hypertrophié du capitalisme.

Elles sont les inventrices de la croyance dogmatique dans la science et la technique pour un soi-disant avenir radieux qui forme des montagnes de déchets ingérables. Projetons le nouveau champ de bataille et que voyons-nous? Des robots, mais pour se battre contre qui? Pour finir immanquablement à nouveau dans la boucherie commune faute de robot. Pourtant la question à résoudre depuis la nuit des temps reste inchangée: La bataille économique prend la même tournure, et sur le champ de bataille sont entrés les robots.

La question que nous devrions donc tous nous poser est: Le microcosme élitiste mondial a-t-il encore besoin de travailleurs finalement? Probablement que non, les robots suffiront. Autant dire tous les attributs de la guerre. La trajectoire de nos sociétés collectives délirantes reste invariablement inchangée.

Ne remplaçons plus, réparons, faisons de peu. Revenons à la vie réelle. Développons le zéro déchet comme trajectoire et comme indicateur de respect de la vie. Cultivons nous, apprenons des grands penseurs humanistes et reliés à la vie, produisons la nouvelle culture commune vivante, indépendante du capital, reliée les uns aux autres et au vivant. Nous ne pouvons et ne devons compter que sur nous-mêmes et nos propres capacités à renverser ce monde et ses contradictions internes ô combien meurtrières!

Ils refusent de gérer leur troupeau par ordinateur et de se conformer aux nécessités de la production industrielle, comme la traçabilité. Mais pour les humains que nous sommes encore, loin de mettre un terme aux travaux pénibles, ce processus est le progrès de notre dépossession. Elle nous oblige à saisir des données. Elle produit ensuite des statistiques et des algorithmes pour découper, standardiser et contrôler le travail. Bien souvent, ce sera les deux.

Les machines deviennent nos seuls interlocuteurs. Mettre en valeur les savoir-faire autonomes et le temps de leur élaboration est devenu une lutte quotidienne. La préténdue dématérialisation consacre en fait la surexploitation des ressources: Nous constatons que les syndicats ont renoncé à le faire. Nous voulons continuer à nous soutenir dans nos luttes en affirmant des choix communs et en coordonnant nos actions publiques: Non seulement ceux qui nous critiquent, mais aussi des lecteurs et de proches camarades ont été surpris que nous insistions une fois de plus sur le léninisme, le bolchevisme, le stalinisme Le léninisme est utilisé non seulement par les staliniens, les trotskystes, les zinoviévistes, les gramsciens On nous dira que ce dualisme est essentiel à toutes les formes de domination capitaliste et que ces dernières ne sont pas le fruit du léninisme, ni de la social-démocratie.

Néanmoins, en tant que prolétaires exploités en lutte contre le capital et ses États, ce sont les formes précises dans lesquelles cette domination se structure qui nous intéressent au premier plan, et plus particulièrement les formes de domination destinées aux prolétaires conçues pour canaliser ceux qui se battent contre cette société. Le raffinement suprême dans la liquidation de la force révolutionnaire est précisément sa transformation historique et son embrigadement dans le front unique, puis le front populaire, le front national et, pour finir, sa soumission à la guerre impérialiste et son massacre généralisé.

Les physionomies ou appellations peuvent varier mais toutes les formes de domination et liquidation du prolétariat autonome utilisent les bases de la social-démocratie et leur perfectionnement effectué par Lénine et ses différentes et nombreuses variantes.

Ceci est la conséquence logique du programme de développement du capitalisme appliqué dès le début par Lénine et les siens: La traduction exacte du terme Tcheka est: Dès la création de la Tcheka en décembre , sous la direction de Dzerjinski ex-S.

Les camps de travail forcés commenceront à fonctionner dès , année où plusieurs camps sont créés. En , la direction de la police politique en contrôlera cinquante-six. Lors du second anniversaire de , la Pravda écrit fièrement: La première grande rafle aura lieu dans la nuit du 11 au 12 avril contre des organisations qui se définissent anarchistes, et surprendra par une dureté inusitée. Lors de cette rafle, plus de 1. Le nombre de tchékistes passera de en décembre à Si les droits des travailleurs sont remis en cause, le mouvement de contestation sociale qui vient dénoncer cette remise en cause se voit confronté à un problème d'ordre théorique et stratégique.

Des lois comme la loi El Khomri sont d'abord riches d'enseignement. D'une certaine manière, et de façon paradoxale, ce système s'auto-dénonce. Cet aveu est une aubaine: Une démonstration aussi radicale d'un mépris institutionnalisé est un appel à l'insurrection.

Celui qui provoque s'attend à une réaction proportionnée à l'ampleur de la provocation. La loi El Khomri sera une ultime provocation, qui appelle une réponse à la mesure du scandale.

Il y a là plutôt un saut qualitatif qui se joue. Le système de la valeur accumulée montre son vrai visage, et il faudrait savoir saisir cette occasion. L'inconscient des agents d'entretien du système républicain est un vaste champ de ruines que nous pourrions explorer. Ici, des idéaux de jeunesse abandonnés, des renoncements, des abdications. Une parole émerge alors, au sein de ce marasme pathétique: Et soudainement, ils nous délivrent, indirectement mais certainement, une amère vérité, que nous avions préféré ne plus voir: De même, un système qui rend possible des lois comme la loi El Khomri est un appel à sa radicale remise en cause, à sa radicale destruction.

Inconsciemment, les agents d'entretien du système républicain, en proposant ou en soutenant des projets aussi scandaleusement négateurs de l'humain, savent qu'ils susciteront une réaction proportionnée: Il faudrait donc que nous puissions nous situer à la mesure du scandale. Deux options sont à envisager dans ce mouvement de lutte contre la loi El Khomri: Les deux options, bien sûr, ne s'excluent pas mutuellement.

D'abord, dans un contexte qui n'est pas encore révolutionnaire, il faut bien sûr défendre les droits des travailleurs s'ils sont menacés, dans la mesure où, tant que le capitalisme n'a pas été détruit, il faut pourtant bien vivre, et ce dans les meilleures conditions possibles.

Mais il devrait être possible aussi, et même nécessaire il me semble, de tenir ensemble les deux finalités: La focalisation présente sur la loi El Khomri qui n'est pas qu'un prétexte, mais plutôt un détonateur ne se priverait pas d'un horizon révolutionnaire, et d'un projet post-capitaliste. La loi El Khomri nous dévoile l'être du travail en régime capitaliste.

Sachons retenir cette leçon. Quelle est cette leçon? Le travail, d'abord, est en crise. La révolution micro-informatique a rendu de moins en moins indispensable le travail vivant. Le recours massif à l'automatisation de la production, permettant des gains concurrentiels, produit une inutilité relative d'un bon nombre de travailleurs. Mais précisément, cette inutilité n'est que relative: Face à cette contradiction, le capitalisme se confronte à une radicale et irréversible dévalorisation de la valeur.

Le travail, devenu inutile, se met à affirmer son irréductible nécessité. La traduction politique de cette tension inhérente au capitalisme n'est pas une ultime reconnaissance des travailleurs, mais bien plutôt leur précarisation irrémédiable, via une législation appropriée: La loi El Khomri nous dévoile l'être de l'État républicain en régime capitalise. L'État n'est plus que le gestionnaire du capitalisme. Ses finalités productivité, compétitivité peuvent toutes être ramenées à la notion de profit profit qui concerne une infime minorité de la population.

La manière dont il définit sa gestion du tout social renvoie à une façon de privilégier systématiquement un ensemble d'intérêts privés négateurs du bien-être commun. Mais tout universel abstrait, pourtant, recouvre un particulier concret à tendance totalitaire se faisant passer fallacieusement pour le tout là où il n'est qu'une partie non représentative de ce tout. Avec des lois comme la loi El Khomri, l'État républicain nous fait un aveu: Prendre acte de cet aveu, c'est prendre acte d'un fait important: Sur ce point donc, écoutons-les, et soyons conformes à leur souhait inconscient: Le capitaliste achète des facteurs de production AM , puis voit sa valeur de départ augmenter A' dans la mesure où le travailleur a effectué un surtravail.

Dans ce procès, c'est l'argent en tant qu'abstraction quantitative qui est au départ et à l'arrivée du mouvement. Ne compte que l'abstraction en tant qu'abstraction. La finance ne produit ce qu'elle produit que parce qu'elle est dépendante d'une sphère productive en elle-même folle et absurde: Donc si l'on déplore la folie financière chose stratégiquement dangereuse , on est en train de dénoncer les catégories du travail, de la valeur, de l'argent, de la marchandise.

Elle doit créer de nouveaux points de vue. Car c'est au sein de la logique de ces catégories que se situe le point critique: Autant dire qu'il s'agirait d'embourgeoiser les prolétaires mais alors, ils ne seront plus jamais susceptibles de lutter par la suite.

Il ne remet pas en cause le système de la valeur ou du salariat, mais tend au contraire à les magnifier. Par ailleurs, en maintenant une logique étatiste, dans son utopie niaise et irréalisable, il oublie que la logique de l'État, historiquement, est celle des Etats-nations.

Il n'y a pas d'étatisation sans nationalisme. Et, par ailleurs, il n'y a pas de nationalisme en dehors du cadre du libre-échange. Les Etats-nations se sont constitués dans le cadre d'une économie de marché qui tendait à se mondialiser, dans laquelle les Etats, partenaires ou concurrents, devaient souscrire aux injonctions associées à l'accumulation de la valeur.

Il est proprement impossible, dans cette mesure, de proposer une remise en cause des règles du jeu capitaliste dans un cadre étatique, c'est-à-dire dans un cadre nationaliste. Ce ne peuvent être de tels individus, trop bien installés dans une institution qui ne voit pas en eux un bien grand danger, qui pourraient porter un discours alternatif à la mesure des enjeux soulevés par le mouvement de lutte sociale contre la loi El Khomri. Nous ne saurions non plus revendiquer l'avènement d'un nouvel Etat Providence.

Par ailleurs, l'État Providence aura tendance à purifier la logique de la valeur, soit à consolider le système économique par lequel nul contrôle humain conscient n'est possible.

Pire, l'État Providence, outre le fait qu'il ne peut jamais être durable, selon une mécanique cyclique inexorable, tend à retarder la crise, et à faire oublier les aberrations et les folies qui se développent souterrainement. Nous ne pouvons souhaiter un retour aux trente glorieuses: Des simples réformes politiques, formulées dans le langage de la politique dans le langage du pouvoir séparé de la pensée et de la pensée séparée du pouvoir ne sont absolument pas utiles.

Ce genre de projet est même pernicieux, dans la mesure où il tend à réduire le point critique à de pseudo-enjeux de souveraineté citoyenne, là où le problème se situe davantage au niveau des rapports de production.

Mélenchon, avec sa sixième République, sa nouvelle Constitution, est inepte, outre le fait qu'il développe un populisme rance, un communisme-capitaliste, et une nationalisme déguisé: Étienne Chouard, dont la pauvreté intellectuelle n'est plus à prouver, en bon confusionniste rouge-brun, mélange populisme, nationalisme, et socialisme, dans un imbroglio incongru.

Ses idées, qui se comptent sur les doigts d'une main, font non seulement l'impasse sur le matérialisme historique, mais sont en plus totalement absconses: Pourquoi ne pas relire Arendt, qui formule beaucoup plus clairement ce genre d'idées et sans l'arrière-fond fasciste et pourquoi diffuser ce genre de conneries dangereuses, qui n'aident en rien la lutte à avancer? Ces moments de contestation sont trop importants pour que nous continuions à donner la parole à de tels clowns dangereux.

A ce dont se satisfait l'esprit, on peut mesurer l'ampleur de sa perte! Je n'ai fait ici que parler en mon nom. Personnellement, j'aimerais me situer à la hauteur du scandale et de l'aveu que dévoile la loi El Khomri. Cela signifie pour moi: Cette ivresse passagère refonde et renforce une identité nationale en décrépitude.

Il s'agit toujours d'une épreuve difficile où la concurrence est féroce et dont le seul but est de gagner sur les autres, la victoire à tout prix. De partout le sport est présenté comme une évidence, une activité naturelle positive.

Notre aliénation ne nous est pas perceptible. On y retrouve la hiérarchisation, la sélection de l'élite, l'obsession de la pureté, la mobilisation de masse, l'omniprésence de la propagande, la glorification de la jeunesse, le culte des forts et de la virilité, l'exaltation de l'effort, l'apologie de la souffrance, la diabolisation de la fainéantise, l'idolâtrie du surhomme, l'exacerbation des passions chauvines, nationalistes et racistes. Le sport n'est pas un jeu, mais une activité physique fortement réglementée basée sur l'effort, le renoncement au plaisir, le travail, le rendement, la compétition, le record, le dopage et l'absolue nécessité de la victoire.

Le corps du sportif mercenaire est chosifié, transformé en chair à record, en marchandise compétitive, encaserné et drogué. Cette compétitivité sportive fonctionne à l'image du système marchand. À l'image du sport, le moteur même de la survie sociale d'aujourd'hui est construit sur la guerre des uns contre les autres, seul contre tous. La loi de la compétition est le dogme de cette société.

La compétition est une nuisance sociale où l'autre devient un obstacle à supprimer, l'ennemi à vaincre, où il s'agit de gagner en fabriquant des perdants. Quitte à tout faire pour le détruire. Dans le domaine du sport, la compétition engendre le dopage, les pots-de-vin.

On a besoin des autres pour se construire. C'est la différence de l'autre qui enrichit mon évolution dans la société en la rendant plus complexe. Ce sont les autres qui me font exister. Quand on est en compétition on ne tisse plus de liens on les détruit.

Toute compétition est un suicide social, une entreprise de déconstruction où les gagnants sont les plus conformistes et les plus antisociaux, car ils détruisent ce qui nous relie les uns aux autres. Il faut soigner son image, se montrer à son avantage, être visible et reconnu. Le pouvoir des uns sur les autres est partout.

Cette compétition, guerre sans merci, isole, réduit et conditionne les comportements. Le sport est l'opium du peuple, il n'exprime que la soumission à l'ordre établi.

L'exploitation du travail, sa marchandisation est une aliénation de l'activité humaine. Le temps du non-travail, c'est-à-dire celui des loisirs et de la culture de masse est le domaine de la crétinisation volontaire, de l'automutilation librement consentie. Le sport est le pilier de cette culture qui n'en est pas une et n'est en fait que l'expression de son absence, affirmation ostentatoire de sa soumission à une conformité normalisée. Clos sur lui-même, le stade, centre et ciment de la communauté, agrégateur de solitudes, est un espace de concentration où chacun est tout le monde.

C'est une masse en fusion, l'unité sonore d'un monde sourd à lui-même, l'assourdissement devenu réalité. Le sport c'est la mort des feignasses, l'apologie de l'effort et du sacrifice, l'adoration du travail dans le respect des règles et la servitude à l'ordre en place.

Le sport n'est plus que spectacle, publicité suprême du corps marchandise, image de l'adhésion totale à la marchandisation de la vie. La réédition de l'ouvrage classique de Constantin Sinelnikoff, paru aux éditions François Maspero en , illustre à sa manière l'étrange destin de Wilhelm Reich. À vrai dire, il n'était pas complètement un inconnu au milieu des années Aussi bien en Allemagne où les étudiants anti-autoritaires avaient largement diffusé ses textes de combat, qu'en France même, puisque divers militants d'extrême-gauche avaient traduit l'essentiel de son oeuvre dans des éditions plus ou moins pirates 2 et popularisé les principaux thèmes de sa pensée 3.

Mais c'est surtout l'explosion libertaire de Mai 68 qui redonna à la critique reichienne de la répression sexuelle 4 une actualité pratique au sein de la jeunesse lycéenne et étudiante et dans divers mouvements contestataires qui entendaient politiser la vie quotidienne et, fait plus étonnant peut-être, au sein des différentes associations de psychanalyse. Celles-ci assistèrent en effet avec stupeur et irritation au retour du refoulé: L'histoire des années se répétait ici aussi.

La cohorte des chiens de garde du stalinisme français sonnait ainsi l'hallali théorique contre Reich dans des amalgames dignes des belles heures du jdanovisme. Placer Reich dans la foulée de l'anarchisme individualiste est entièrement justifié: Les thèses cardinales de la Psychologie de masse du fascisme, de la Révolution sexuelle, de la Fonction de l'orgasme trouvaient en effet dans la répression sexuelle, l'absolutisme bureaucratique, l'autoritarisme culturel, l'absence de démocratie, la misère psychologique de masse, la paranoïa xénophobe de ces organisations et régimes une vivante illustration contemporaine.

Reich devenait donc — comme Herbert Marcuse — un dangereux gauchiste qu'il fallait disqualifier à tout prix, y compris par la calomnie Par un effet de symétrie paradoxale, les défenseurs inconditionnels de Reich tombèrent également au cours des années et au-delà dans le même travers de travestissement politique ou de dépolitisation de son oeuvre.

Refoulant largement son combat pour la politisation de la question sexuelle Sexpol , méconnaissant très souvent ses analyses pertinentes du fascisme et de la réaction religieuse, ignorant aussi que Reich s'était efforcé d'articuler la puissance contestataire, dialectique, du marxisme et de la psychanalyse et de l'appliquer à l'analyse des processus sociaux 12 , scotomisant de plus en plus sa critique des institutions bourgeoises dominantes — État, famille, école, église, armée, partis, etc.

Centrés sur l'épanouissement de soi, la résolution pacifique des conflits, l'hygiène de vie, fréquemment aussi sur une quête spirituelle, ces néo-reichiens eurent tendance à privilégier l'éducation des enfants, le retour à la nature, la psychothérapie et la conversion des individus au détriment de la transformation radicale des rapports sociaux.

Celle réédition est donc précieuse pour comprendre l'ensemble de ces débats qui sont sans doute datés, mais sûrement pas dépassés, et concernent directement les questions de notre temps. Bien qu'il n'aborde que la période européenne de l'oeuvre de Reich — celle qui concerne la politique et l'économie sexuelles, la fonction sociale de la libido génitale, l'analyse caractérielle, le freudo-marxisme, la critique de la répression sexuelle, l'analyse de la psychologie de masse du fascisme et des mouvements mystico-religieux réactionnaires —, ce livre est aujourd'hui la meilleure introduction à la lecture de textes décisifs pour celles et ceux qui n'entendent pas simplement contempler le monde mais le transformer.

De toute évidence cependant, Reich ne saurait être réduit à ces seuls aspects sociologiques, anthropologiques ou politico-sexuels et ses textes ultérieurs consacrés à la biopathie du cancer, l'énergie d'orgone, la biophysique, les phénomènes énergétiques du cosmos 14 , méritent aussi attention, même s'ils se situent dans une perspective différente que l'on pourrait qualifier de métaphysique pan-énergétique ou bio-cosmique.

Il reste pourtant que ses grandes intuitions freudo-marxistes possèdent aujourd'hui encore une réelle valeur heuristique, pour peu qu'on veuille les contextualiser correctement et confronter leurs formulations à l'évolution rapide et massive des moeurs depuis Mai Les phénomènes fascistes classiques se sont complexifiés avec les intégrismes, l'islamisme radical, les idéologies nationalistes, les mouvements populistes.

Le modèle de la famille patriarcale s'est affaibli avec le développement des familles recomposées ou monoparentales et maintenant des couples homosexuels. Les phénomènes autoritaires de contrôle des masses se sont insidieusement diversifiés avec l'industrie abrutissante du divertissement, le tourisme et l'opium du sport-spectacle. La libéralisation des moeurs et l'émancipation des femmes ont également ébranlé de nombreux interdits sexuels, la marchandisation généralisée de la sexualité et l'omniprésence des discours sur le sexe ont même fini par banaliser une forme de consommation sexuelle.

Peut-on encore dans ces conditions parler de peste émotionnelle, de répression ou de misère sexuelle? Sans aucun doute si l'on actualise deux thèses centrales de Reich: Sur la plus grande partie de la planète, la sexualité reste soumise à l'oppression religieuse et familiale et n'est que rarement admise comme source individuelle autonome de plaisir.

Dans les pays du monde capitaliste avancé, la libéralisation du sexe n'est effective que pour la bourgeoisie et la petite-bourgeoisie urbaine, tandis que l'immense majorité des travailleurs des villes et des campagnes, particulièrement les femmes, continuent de subir les tabous de la morale traditionnelle.

Et cette instrumentalisation du sexe est toujours concomitante des diverses exploitations, oppressions et aliénations du moment, qu'elles soient économiques, politico-idéologiques, religieuses ou culturelles.

Le message de Reich reste donc aujourd'hui encore d'une brûlante actualité: Lutter pour le droit au plaisir sexuel revient par conséquent à lutter pour l'émancipation sociale. Pour une autonomie caractérielle de l'homme, Paris, Plon, traduction de Constantin Sinelnikoff.

Reich, la Lutte sexuelle des jeunes, Paris, , sans mention d'éditeur ni de traducteur. Celle brochure avait été en fait publiée en édition pirate à Paris par EDI et traduite avec une introduction de J.

Voir la Bibliographie, page Contribution à Freud, Minuit, Deux numéros de la revue Partisans, éditée par Maspero, firent date sous la direction de Fraenkel: Voir par exemple la brochure éditée par les situationnistes à Strasbourg en Psychanalyse et illusion, Tchou, , p.

On voit le niveau de la polémique Les fondements de la psychologie, Éditions sociales, , p. En déjà, dans Un discours au réel. Théorie de l'inconscient et politique de la psychanalyse, Mame, , Roudinesco avait mené une longue polémique contre Reich et la Sexpol.

Entre-temps, promue historienne officielle de la psychanalyse, elle est devenue plus prudente et plus nuancée dans ses jugements. Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Fayard, , p. Psychologie de masse du fascisme, Payot, ; l'Irruption de la morale sexuelle. Étude des origines du caractère compulsif de la morale sexuelle, Payot, ; les Hommes dans l'État, Payot, Biographie d'une idée, Fayard, Interventions-répliques, Payot, , p.

La compétition, c'est la volonté d'être meilleur qu'autrui, de le dépasser. Elle transforme des êtres humains en une nouvelle espèce, intermédiaire entre les humains et les monstres. Toute compétition est un suicide. Hervé Kempf, Le Monde 3 juin extraits. Le sport, en quelques décennies, s'est élevé au niveau d'une puissance mondiale incontournable, la nouvelle et vraie religion du XXIe siècle.

Sa liturgie singulière mobilise dans le même temps d'immenses masses coagulées dans les stades ou agglutinées devant les écrans de toute taille que les supporters visualisent de façon compulsionnelle. Le sport, désormais un spectacle total, s'affirme comme le seul média structurant dans toute sa profondeur le quotidien de milliards d'individus. La critique est devenue impossible. La Nation ce n'est plus un peuple mais une équipe; ce n'est plus un territoire mais le stade; ce n'est plus une langue mais les beuglements des supporters.

De grandes poussées de nationalisme aiguës ont désormais lieu lors des compétitions sportives. L'engouement pour le sport, les foules compactes d'adhésion, les mobilisations de masse orientées - et sans précédent dans leur ampleur - auxquelles il donne lieu dans les rues des villes ou devant les écrans de télévision indiquent le niveau de régression atteint dans le pays des Lumières.

Le déchaînement des supporters, chauffés à blanc, participe de la violence généralisée dont le sport est le garant. S'exhibent partout culte de la force, mépris des faibles, chauvinisme, racisme, xénophobie, antisémitisme, violences dans et hors les stades et brutalités sur tout les terrains. Et, surtout, le sport ne permet pas de contenir la violence ou de la canaliser, comme le croient certains intellectuels bien naïfs mais, tout au contraire, il la crée, la génère, l'entretient et la diffuse partout: Le sport légitime l'ordre établi, quel qu'il soit.

La contagion de la peste football qui se répand dans tous les milieux - y compris dans ceux qui avaient été épargnés jusque-là par les slogans débilitants de la "culture foot" et de ses produits dérivés magazines, anthologies illustrées des champions, gadgets de supporters, etc - est aujourd'hui un inquiétant indice de la régression culturelle généralisée. Dans le climat du populisme ambiant, avec son idéologie anti-intellectuelle et sa haine de la pensée, il n'est pas anodin que la conquête des âmes par l'opium football soit promue par certains passionnés des passions sportives comme une véritable cause nationale.

Aux thuriféraires de la "religion atletique" et du "culte de la performance", voici opposée la têtue réalité des faits. Censurées, occultées, refoulées, ces réalités, loin d'être de simples "déviations", "dénaturations" ou "dérives" comme le répètent à l'envi les idéologues sportifs, constituent au contraire la substance même du football-spectacle.

Derrière le matraquage footballistique de l'espace public se profilent toujours la guerre en crampons, les haines identitaires et les nationalismes xénophobes. Et derrière les gains, transferts et avantages mirobolants des stars des pelouses, promues "exemples pour la jeunesse", se cachent les salaires de misère, le chômage, l'exclusion, la précarité et l'aliénation culture de larges fractions de la population invitées à applaudir les nouveaux mercenaires des stades comme naguère les foules romaines étaient conviées par les tyrans aux combats de gladiateurs.

Le football-spectacle n'est donc pas simplement un "jeu collectif", mais une politique d'encadrement pulsionnel des foules, un moyen de contrôle social qui permet la résorption de l'individu dans la masse anonyme, c'est-à-dire le conformisme des automates. Cette rationalisation mécanique se retrouve dans le sport, qui est la rationalisation la plus extrême du geste naturel. Et cette logique tient en des mots simples: Or, les affrontements sportifs, surtout en football, dopés par les enjeux financiers extravagants et exacerbés par les rivalités nationales ou régionales, débouchent de plus en plus fréquemment sur de graves actes de violences sur les terrains injures racistes, agressions délibérées, blessures et sur des débordements criminels dans les gradins et autour des stades.

La théorie critique du sport est fondée sur trois axes principaux: On a pu s'en apercevoir au cours de ces grands évènements politiques qu'ont constitué les jeux olympiques de Moscou, les championnats du monde de football en Argentine et, plus récemment, en France.

Le sport draine des sommes considérables, je dirais même, qu'aujourd'hui, c'est la vitrine la plus spectaculaire de la société marchande mondialisée.


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Alors si on est honnête avec ce qu'on présente, le sexe et le nu sont tout a fait normaux. Si vous avez un moment, c'est pas loin et pas cher, allez faire un tour à Pompeii et à Herculanum en Italie, vous verrez. Et puis entre nous, une série qui montre de belles femmes ou de beaux hommes nus ou du sexe, c'est pas plus mal qu'une série qui montre un type se faire étriper ou égorger ou les bras en moins non?

Visiblement, cette série bénéficie d'une très bonne critique, mais plutôt en raison la qualité d'écriture et de l'interprétation. Ainsi que pour la qualité des images. Nulle allusion aux scènes de sexe. Il faut croire que seuls les ados boutonneux s'intéressent à cet aspect. J'en suis à l'épisode 6 de cette série, et franchement, je trouve que c'est une très bonne série.

Et je le répéte les scène de cul, c'est maximum 2mn par épisodes. J'ai vu les premiers épisodes, et, ceux qui ont aimé le film "" vont adorer. La qualité d'image est remarquable, tout est bien travaillé d'un point de vue effets speciaux, les histoires ne sont pas idiotes, loin de la. Ok c'est violent, mais l'époque n'était pas tendre, les scenes de cul sont trés soft, et jamais vulgaires. Y a de la qualité Maintenant le tout est de savoir si la série est bien foutu ou si c'est juste pour montrer des mecs et nanas à poil auquel cas ce serait sans intérêt.

Sinon je ne vois pas comment un corps nu serait pire à montrer qu'un corps mort et déchiqueté , je ne vois pas comment une scène d'amour serait pire qu'un meurtre etc etc. Il serait encore plus nul qu'à la lumière des débats qui agitent notre société, on soit EN PLUS infichus de calmer notre goût du sang.

Les lignes bougent, mais la grande remise en question de la pulsion d'agression n'est pas actée. Publié le Mercredi 16 mai C'est toujours bon à savoir: C'est le résultat d'une étude menée par l'Oxford University et qui a analysé messages d'internautes en phase d'approche.

Il existe donc essentiellement trois types de mensonges:. Viennent ensuite les mensonges permettant de ne pas aller à un rendez-vous, en prétextant des journées chargées ou d'autres activités déjà prévues. Du coup, rien de vraiment dramatique, mais un biais dont il vaut mieux avoir conscience: Ce qui pourrait fournir un indicateur intéressant pendant la phase de rencontre: Quand on est une femme qui aime le sexe, mieux vaut ne pas être trop pressée: Dans les représentations filmées, même constat, on n'avance pas des masses.

Du côté des shows extrêmement grand public comme Game of Thrones, on cherche l'approbation en montrant de manière à peu près égalitaire les corps des acteurs et des actrices même si ça n'a pas la même signification pour les uns et pour les autres.

Le corps des héros se révèle de manière tout aussi injustifiée que celui des héroïnes, avec des personnages qui passent leur temps à prendre des douches ou s'habiller ou se faire déchirer leur chemise. Pour ma part, ça me convient. Je n'ai pas envie d'une télévision sans corps. J'en ai juste super marre que ces corps soient toujours ceux des femmes, comme si comme spectatrice, je ne valais pas la moindre gratification. Quand le male gaze est prononcé, de toute manière, j'arrête immédiatement de regarder: Si vous vous demandez à quoi ressemble une scène de sexe parfaitement hollywoodienne, totalement dans les clous esthétiquement et érotiquement, mais avec tous les codes renversés, regardez l'épisode 7 de la saison 1 d'Outlander plutôt vers la fin.

Dans cette série historico-romantique, que je recommande pour se vider l'esprit dans les sublimes paysages écossais, le héros masculin est constamment objectifié. Dans cette scène de l'épisode 7, nous avons donc un héros inexpérimenté, perdant sa virginité entre les mains d'une femme plus âgée, et filmé comme on filme habituellement les femmes. C'est-à-dire qu'il ne fait rien enfin, il se laisse faire , le focus est sur son plaisir, et il se tortille sur le lit sa partenaire sort du cadre.

Il y a une femme au scénario et une à la réalisation. Du coup, le côté mâle dominant est évacué pour célébrer une figure plus réaliste et vachement plus baisable: Deux poids deux mesures, n'est-ce pas?

En tout cas, j'ai apprécié de voir cette scène représenter la sexualité d'une manière qui ressemble à mon expérience, ce qui n'arrive à peu près jamais.

Parce que si vous êtes une femme hétéro pas totalement cassée par le narcissisme, vous vous oubliez aussi pendant le sexe. Vous ne regardez pas vos seins. Vous sortez du cadre. Vous n'êtes pas une poupée secouée par le partenaire. Et franchement, ça n'est pas bien compliqué à réaliser, il n'y aucune prouesse technique ou intellectuelle là-dedans: Si on ne le fait pas pour des questions éthiques comme donner de la place au point de vue féminin , on pourrait au moins le faire pour échapper à la lassitude des mêmes codes indéfiniment répétés je ne sais pas si ce sont les actrices ou les réalisateurs qui manquent d'imagination, mais la prochaine qui se cambre en se caressant le visage ou en se mordant les lèvres, je lui balance ma télécommande en-travers des pixels.

Outre ces questions d'équilibre dans les représentations, je pense que ce genre de scène peut aider les hommes à comprendre à quoi sert l'érotisation des hommes, à comprendre qu'au lit on les regarde — l'épisode s'adresse aussi à des spectateurs mâles c'est d'ailleurs mon cher et tendre qui est tombé amoureux de la série, ça faisait des siècles qu'il insistait pour que je la regarde.

Enfin, je pense qu'il y aurait bien besoin de montrer cette scène à ceux qui pensent que le féminisme va ou veut tuer le sexe. Comme initiation sexuelle est quand même vachement plus excitante que le millième soupir-nichon-tête-renversée-en-arrière. Publié le Lundi 14 mai La boxe est-elle une pornographie? On y aborde les étreintes des boxeurs, le rapport à la douleur, les gros plans des gros plans de gueules défoncées par les coups, l'amour, la haine, la peur, la mort.

A notre époque de suffixes en -porn, on pourrait se demander où arrêter les frais foodporn, cabinporn, burgerporn, you name it. Mais Oates a des arguments. Il n'y a rien de naturel dans aucun des deux ce n'est pas comme ça qu'on se bat, ni qu'on fait l'amour , pourtant ils renvoient à des expériences humaines fondamentales qui se retrouvent transcendées, ritualisées, parfois parodiées — à ce titre, la boxe et le porno permettent d'affronter des tabous qu'il serait trop difficile de regarder en face: Elle rappelle également que s'il fallait établir une hiérarchie L'amour, s'il doit y avoir de l'amour, vient en second.

La boxe n'est pas répétée, ni simulée. La souffrance, le sang, ne sont pas des mascarades. On pourrait arguer qu'en pornographie, ça n'est pas toujours le cas non plus. Ce qui rend d'autant plus surprenant les manifestations d'amitié après les matchs, quand les combattants tombent dans les bras l'un de l'autre:.

Le célèbre célibat du boxeur à l'entraînement fait partie intégrante de la légende de la boxe: Là où était la Femme, doit survenir l'Adversaire. Comme l'a di Bundini Brown, l'assistant d'Alie: Il faut bander, et maintenir l'érection. Vous devez faire attention à ne pas la perdre, mais aussi à ne pas jouir. Pas question de toucher au sexe, alors que le sexe est sur scène, en permanence l'illustration de Fight Club montre bien la pornographisation du corps combattant.

Et qu'on le veuille ou non, la boxe partage avec la tauromachie des significations anciennes, viscérales, qui mettent mal à l'aise ou scandalisent tout autant qu'elles fascinent, et dont nous ne sommes pas débarrassés.

A l'heure où nous nous débattons pour policer les rapports humains et non-humains , la manière dont on accepte de maltraiter des corps en dit long sur qui nous sommes — et qui nous voulons être.

Publié le Dimanche 13 mai Désolée pour le texte non-traduit, mais tout de même: Moi, ça me retourne le cerveau. Si vous connaissez la réponse et qu'elle est moins déprimante que "c'est pas cher", je suis intéressée. Mais ça ne veut pas dire que les nez sensibles ont plus de rapports que les autres. Et du coup, dans la foulée, il faut lire ces sept témoignages de coercition graduelle, directement sur le site de Noémie Renard.

Et du coup, vous pouvez enchaîner sur l'interview de la chercheuse par Victoire Tuaillon dans le dernier épisode des Couilles sur la Table comme ça vous serez à jour, hoplà. On parle toujours des réflexes instinctifs face au danger de cette manière: Mais il y aussi la stupeur le lapin en plein phares et la tentative de calmer l'agresseur: Du coup, on se demande si quand James Bond embrasse de force une femme, et que brusquement elle cède à ses avances Ce que notre culture perçoit comme un acte romantique est une manière de se préserver.

Ca m'a fait marrer mais sur l'année , le géant du sextoy LoveHoney a vendu l'équivalent de 9 monts Everest de godemichets. Pourquoi ne calcule-t-on pas toutes les données de l'univers en monts Everest?

Le mystère reste entier. La plus grosse orgie du monde est en préparation à Las Vegas avec un millier de participants attendus. Cet article sur les Incels est vraiment important à lire! L'auteure avance que le problème n'est pas sexuel mais affectif: Du coup, ils sont tout seuls. Parce qu'ils pensent que les femmes leur doivent de l'attention ou de la gentillesse nous naissons aussi avec des fleurs des champs dans les cheveux, vous l'ignoriez? Seulement, pour citer la chronique, les femmes ne sont pas des distributeurs à câlins et tendresse, pas plus qu'elles ne sont des distributeurs à sexe.

Bien sûr qu'il est horrible de se sentir seul. Mais forcer les autres à occuper cette solitude est le meilleur moyen de les éloigner, et il y a tout simplement un apprentissage à refaire pour créer des connections. Plutôt que de rouler au hasard sur une foule Le stand-up de Guillermo Guiz. Publié le Vendredi 11 mai Hourra, hourra, Brigitte Lahaie nous offre de nouvelles perles de sa sagesse ahem dans un entretien exceeeeeptionneeeeel au Parisien.

On y lit des choses comme: Dans certains milieux professionnels, cela commence à poser de vrais problèmes. C'est la guerre civile et on ne m'a rien dit? J'apprends ça pile quand ma semaine est blindée de cafés avec les collègues Suis-je une traînée d'avoir accepté? Dois-je leur faire un procès, ou juste partager l'addition? Le colonel Moutarde est-il vraiment mort pendu avec une clef à molette?

Non, sérieux, ces hommes offrent-ils des cafés délicatement posés en équilibre sur leur pénis? Parce que je ne vois pas d'autre solution. Maintenant que j'y pense: C'est décidé, je vais aller pécho à l'école du cirque.

On lit aussi ceci: Déjà, la séduction à la française est le concept le plus fuyant de l'univers: C'est la paillardise, la galanterie, le badinage. Du coup, la séduction à la française est surtout exactement ce qui nous arrange dans n'importe quel débat. Un jour, la séduction à la français sera un pamplemousse, et on sera bien avancés. Ensuite, la France, c'est nous, vous, la manière dont le reste du monde nous envisage, la manière dont les expats, artistes, entrepreneurs, portent le rayonnement culturel ailleurs, il s'agit donc de notre séduction, dont on fait exactement ce qu'on veut.

Et dont nous ne sommes pas captifs. Si j'avais uniquement disposé, non seulement j'aurais vécu un dixième de mes expériences, mais j'aurais raté absolument l'intégralité de celles qui ont compté.

Ceci n'est pas une figure de langage: Notons aussi que cette situation présentée comme agréable est affreuse. Si l'homme propose, il peut proposer à toutes les femmes qui lui plaisent et c'est exactement la permission qu'il prend, comme le montre l'amas de messages que reçoivent les femmes en trois secondes sur les sites de rencontre.

Si la femme dispose, elle dispose entre des choix limités, dont potentiellement aucun ne convient. C'est-à-dire qu'un homme qui réussit sa proposition obtient satisfaction.

Et que ses propres désirs, ses propres coups de foudre, doivent être passés sous silence — en espérant que l'autre 1 remarque, 2 propose. Ce qui a une conséquence grave: Parler d'hommes qui proposent et de femmes qui disposent comme d'une situation win-win est tout simplement irresponsable. Quand les hommes prennent les devants, les femmes sont derrière.

Quand ils font le premier pas, les femmes passent en second. On est en Si c'est ça, la séduction vieille-France, je demande la nationalité ouzbèke immédiatement. Publié le Mercredi 9 mai La question peut sembler étrange tant nous avons l'habitude de différencier deux types de désir: La pulsion pure, ou la réponse à un stimulus suggestion érotique, paire de fesses, troisième verre, tout ce qui peut vous exciter.

Placer ces types de libido dans des catégories bien étanches n'est pas un choix sans conséquences: Pour résumer la sagesse collective pas toujours très sage: Eh bien, certains chercheurs remettent en question cette théorie des deux désirs. Il s'agirait pour eux, systématiquement, d'une réponse Ce qui est perçu comme une pulsion spontanée proviendrait en fait de flashs de pensées simplissimes: Du coup, quand les gens se plaignent que leur désir a disparu, ou même qu'il est asynchrone, ce serait toujours une question de temps: Ce désir qu'on pensait automatique n'aurait jamais existé: Pour se rassurer, il faudrait accepter, surtout en vieillissant, que la sexualité ne ressemble plus aux scènes qu'on voit à la télé, où les amants se jettent l'un sur l'autre en trois secondes comme s'il y avait une urgence.

Et ce dernier point fait d'ailleurs partie du problème: A annoter dans le bouquin de sagesse populaire, donc: Publié le Lundi 7 mai Pour la Saint-Valentin on partagerait une boîte de sucreries, pourquoi en acheter deux? J'aurais été mortifiée par des fleurs ou des mots d'amour ou des démonstrations publiques d'affection […] Je ne voulais pas, je n'avais pas besoin, qu'on me dise que j'étais aimable, désirable, belle.

Je ne pouvais même pas imaginer recevoir ces mots, encore moins les demander. L'idée que quelqu'un dédie à mon bonheur du temps, de l'attention, de l'énergie ou de l'argent, m'aurait rendue profondément inconfortable. J'étais, en résumé, le Graal des copines: La femme parfaite n'a besoin de rien: Les auteurs sont des médecins honorés et reconnus: Une scène montre ces méthodes psychologiques utilisées par un pasteur pour inculquer à son fils la culpabilité pour la masturbation [ note 3 ].

Le service américain des brevets délivra plusieurs brevets à des variantes de la ceinture de chasteté médiévale, qui empêchaient les attouchements des parties génitales.

Il y avait une version particulièrement torturante de ces cages, construites pour les adolescents et les adultes, et qui consistait en un tube doublé de piquants dans lequel on glissait le pénis.

Dans les années et , les traitements extrêmes — castration et ablation du clitoris — étaient très à la mode. Le document suivant, publié en dans la revue médicale L'encéphale , montre qu'à l'époque les pratiques extrêmes, telle la cautérisation au fer rouge du clitoris d'une fille de 8 ans, étaient cautionnées par la majorité de la communauté médicale. Vous n'avez pas tenu votre promesse lui dis-je. Elle jure qu'elle ne faillira plus, elle s'avoue très coupable. L'orifice vulvaire, qui constitue le second point génésique sensible, étant émoussé lui-même par la cautérisation, on conçoit facilement que les enfants, devenues moins excitables, soient aussi moins portées à se toucher.

Il est également probable que, le clitoris et l'orifice vulvaire devenant le siège d'une inflammation plus ou moins intense, consécutivement à l'opération, les attouchements soient douloureux au lieu d'être source de plaisir.

Enfin, la frayeur éprouvée à la vue du supplice, et l'influence que le fer rouge exerce sur l'imagination des enfants, doivent aussi être comptées parmi les actions bienfaisantes de la cautérisation transcurrente.

Nous croyons donc que … on ne doit pas hésiter à avoir recours, et de bonne heure, au fer rouge pour combattre l'onanisme clitoridien ou vulvaire des petites filles. À partir de cette théorie, des médecins […] élaborèrent un répertoire des maladies liées au gaspillage du sperme dans des activités sexuelles dommageables, dont la masturbation [ 5 ].

Les parents cherchèrent désespérément à écarter leurs enfants de ce fléau. En voici les principaux trais: Encore en , un sondage effectué dans cinq facultés de médecine indiquait que la moitié des étudiants et un cinquième des professeurs croyaient que la masturbation pouvait provoquer des maladies mentales [ 73 ].

Cette pratique était sévèrement condamnée: À l'époque de la révolution sexuelle, la sexualité était perçue comme source d'épanouissement et de plaisir. Elle était plutôt perçue de manière ambivalente, comme source potentielle de dangers et de maladies [ 76 ].

Dans les années , peu de personnes militent ouvertement contre la masturbation, mais également peu de personnes la défendent. De plus, la masturbation est souvent considérée comme une sous-sexualité, pratiquée surtout par ceux qui ne peuvent pas avoir de partenaires.

Pour ces raisons, les enfants et les jeunes, en particulier dans les pays occidentaux les plus conservateurs, peuvent être influencés par ces réprobations sociales [ 4 ]. En synthèse, même si depuis la révolution sexuelle il existe un discours apparemment plus libéral relativement à la masturbation, les attitudes sociales restent similaires. En Nouvelle-Guinée , les garçons Kwoma sont constamment avertis de ne pas toucher leurs organes génitaux.

Si une femme voit un garçon avec une érection, elle va battre son pénis avec un bâton, et le garçon apprend très vite à ne pas toucher son pénis même pour uriner [ 14 ]. Ainsi Karl Marx considérait la philosophie comme une masturbation intellectuelle: Le masturbathon est un rassemblement dans lequel des hommes et des femmes sont invités à se faire sponsoriser pour se masturber lors de cet événement.

Les profits servent à aider des causes de charité. Les personnalités ayant essayé ce type de masturbation incluent: Rocco Siffredi [ 86 ] acteur pornographique , René Étiemble [ 87 ] écrivain et Maxime Collins [ 88 ] écrivain. La psychanalyse de Freud concernant le fonctionnement de la satisfaction du plaisir, peut apporter une notion de répétition non distanciée.

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Comportement érotique et Comportement de reproduction. Ces expressions ont été proposées par les auteurs Martin H. Johnson et Barry J. Everitt dans leur ouvrage Reproduction , 5 e édition, publié chez De Boeck Université en , car les différences neurobiologiques, cognitives et comportementales entre les espèces modifient la dynamique du comportement sexuel.

L'ouvrage qui présente le plus de vérifications expérimentales de ces distinctions est Functional and dysfunctional sexual behavior du neurobiologiste Anders Agmo. De Boeck, 2 e édition, Human Sexuality , Sinauer Associates , third edition , Sexualité humaine , De Boeck Université The illustrated guide to extended massive orgasm.

Hunter House Publishers, Archives of Sexual Behavior, 18 5: V , , Le livre existe en français, mais il est plus difficile à trouver: Phylogénèse de la sexualité des mammifères. Analyse de l'évolution des facteurs proximaux.

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Mamoudou Gassama s'est rendu hier à la caserne de Champerret dans le XVIIe arrondissement afin de rencontrer la Brigade des Sapeurs pompiers de Paris et signer un contrat pour un service civique de 10 mois. Mamoudou Gassama a rencontré les pompiers de Paris.

L'auteur de la tuerie de Liège, Benjamin Herman est un homme condamné pour vol et trafic de drogue. Il était fiché pour ses contacts avec des islamistes en prison et n'était qu'en congé pénitentiaire lors de son passage à l'action. Mardi, il a tué en pleine rue deux policières et un jeune homme de 22 ans à Liège. Qui est Benjamin Herman, l'auteur de l'attentat de Liège?

Décédée le 30 juin , Simone Veil entrera au panthéon le 1er Juillet. Elle a désormais une station de métro et une place à son nom dans le 8ème arrondissement de Paris. Anne Hidalgo inaugure la place et station de métro Simone Veil. Le préfet de Saint-Denis, Pierre-André Durand, a remis un titre de séjour et régularisé la situation de Mamoudou Gassama pour récompenser son acte de bravoure. Il lui a également transmis un dossier de naturalisation et promis une procédure accélérée, comme prévu par le code civil.

Mamoudou Gassama a grimpé la façade d'un immeuble sur cinq étages pour sauver un enfant suspendu dans le vide. Enfant sauvé par Mamoudou Gassama: La webcam de Météo France a enregistré une vidéo de la tour Eiffel frappée par la foudre. Les images impressionnantes de la Tour Eiffel frappée par la foudre. Serge Dassault est mort ce lundi dans l'après-midi, à son bureau du Rond-Point des Champs-Élysées Marcel-Dassault, par suite d'une défaillance cardiaque, à l'âge de 93 ans.

Décès de Serge Dassault à l'âge de 93 ans. Armelle Héliot, critique de théâtre au Figaro, connaît sur le bout des doigts la grand-messe du théâtre français. A l'occasion des 30 ans de la cérémonie, elle revient sur son histoire et sur les différentes polémiques qui l'ont animé.

Dix-huit sites français vont être entièrement rénovés grâce à un loto spécial, dédié à la sauvegarde du patrimoine, et initié par Stéphane Bern. Visite de cet hôpital du 14ème siècle. Dix-huit sites français vont être rénovés grâce à un loto spécial initié par Stéphane Bern. Parmi eux, le théâtre des Bleus de Bar dans la Meuse.

Un théâtre à l'italienne construit en et laissé à l'abandon pendant près de quinze ans. Le théâtre des Bleus de Bar. Les violents orages de grêle qui se sont abattus sur la Gironde samedi 26 mai n'ont pas épargnés les vignobles du département. Plusieurs milliers d'hectares de vignes ont été ravagées, mettant à mal la récolte de l'année. Le cortège parisien a rassemblé des milliers de personnes samedi. L'Irlande était l'un des derniers pays d'Europe à l'interdire. La célèbre RAF fête ses cent ans.

Retour en images et à travers les grands conflits du siècle dernier sur 10 des avions les plus emblématiques employés par les forces britanniques. Désormais à la retraite, ces agents de la DGSE ont été arrêtés et placés en détention, en décembre. Une affaire embarrassante pour les services de renseignement français, qui gardent les détails de l'affaire confidentiels. Sept mois après les premières accusations d'abus sexuels portées à son encontre, l'ex-producteur devrait être inculpé par le procureur du district de Manhattan d'au moins une agression sexuelle remontant à L'arrivée d'Harvey Weinstein au siège de la police de New York en vidéo.

Voici une recette simple et efficace pour faire son propre déodorant. Comment faire son déodorant maison? La RAF britannique fête ses cent ans. L'occasion pour la France de lui rendre hommage aux Invalides. Hommage à la Royal Air Force aux Invalides. La dette de la SNCF existe depuis sa création. Depuis, elle ne fait que se creuser. Le gouffre est tellement profond qu? Si rien n'est fait, cette dette pourrait atteindre 63 milliards d? De l'argent emprunté à des banques, des assureurs ou des fonds de pension Une dette donc nécessaire mais beaucoup trop coûteuse pour la SNCF Ce qui ne permet plus à l'entreprise de s'endetter à l'infini Or l'union européenne somme le pays de réduire sa dette, au plus vite.

L'équation est donc délicate pour Edouard Philippe. Dette de la SNCF: Le député La République en Marche! L'équipe féminine de Lyon a gagné hier soir sa 5ème ligue des champions, sa troisième consécutivement, au cours d'un match spectaculaire remporté 4 à 1 après prolongation contre les allemandes de Wolfsbourg. Tout sauf une surprise pour le journaliste des sports du Figaro, Martin Couturié, qui met en avant l'aspect visionnaire du président lyonnais, Jean-Michel Aulas, dans son implication précoce dans le football féminin.

Emmanuel Macron a assuré jeudi à Vladimir Poutine vouloir avancer avec lui aussi bien sur le nucléaire iranien, la Syrie et l'Ukraine. Emmanuel Macron veut continuer d'avancer avec Poutine. La milieu de terrain Amandine Henry et l'entraîneur de Lyon Reynald Pedros s'expriment après la victoire de l'équipe en finale de la Ligue des champions féminine face à Wolfsburg à Kiev. Les réactions des joueuses de Lyon après leur victoire en Ligue des Champions. Dans un courrier d?

Mais depuis deux siècles de capitalisme, de crise continue, il n'y a finalement qu'une seule dictature et une seule guerre: Depuis deux siècles, la seule réalité planétaire est celle d'une guerre de classe. Une guerre entre la vie et la finance, entre l'humain et le profit, entre la nature et la statistique. La situation actuelle, en , pour chaque quartier, chaque ville, chaque pays, chaque continent n'est qu'un écho plus retentissant encore de la réalité sociale mondiale, de deux siècles de crise continue planétaire: Dettes bancaires, bourses déstabilisées, déroute économique, toutes les formules officielles sont bonnes pour amener la nécessité financière d'une "restructuration générale", qui n'est autre qu'une offensive violente du capitalisme pour se régénérer.

Le capitalisme ne se régénère que par la casse sociale et l'écrasement de vies humaines. Comme il l'a toujours fait. Tout commence par des licenciements, des augmentations et créations de taxes, des coupes budgétaires, des pertes de subventions, des privatisations, des délocalisations, de manière graduelle avec l'apparence de phénomènes isolés. Puis on se rend compte de la cohérence précise et calculée de cette casse sociale qui va jusqu'au génocide social.

C'est ce qui se passe actuellement en Grèce, où les offensives du Capital se sont multipliées et violemment durcies depuis La dette de grandes banques et des pertes boursières ont affamé tout un peuple qui meurt lentement de notre passivité internationale et de la répression d'Etat locale.

L'Etat a effectivement une souveraineté, qui n'est pas une souveraineté populaire mais une souveraineté policière. L'Etat a pour seule fonction de maintenir l'ordre, par tous les moyens qu'il jugera nécessaire, pour permettre les mesures d'austérité de s'implanter sans discussion contre l'ensemble de la population. Ces mesures d'austérité obéissent aux nécessités du Capital.

En cette période décisive se joue en Grèce un basculement. Un basculement irréversible et irrémédiable. La crise est un fait. C'est le mode de fonctionnement de leur système et de leur régime, le capitalisme. C'est le capitalisme, c'est tout. Régime et système des puissants, de la finance et des marchés, des patrons de multinationale et des bourses. Ce monde-là n'est pas le nôtre. Ce qui nous importe à nous est de nourrir nos familles et de vivre avec décence et dignité, d'avoir des enfants et de pouvoir se loger, se vêtir, et se subvenir.

Ce monde nous le permet par mérite et par chantage, par menaces et par compétition, par isolement et par sélection. Aujourd'hui, leurs finances sont en "crise". Cette crise n'est pas la nôtre. C'est la crise de leur régime, de leur système, de leurs finances et de leurs multinationales. Ces riches et patrons si puissants, invisibles de notre quotidien, ont bâti leur pouvoir sur notre labeur et sur la spéculation virtuelle de leurs bourses folles à partir de notre travail.

Ces riches et patrons si puissants voient leur pouvoir vaciller dans les rouages qui sont les leurs, et nous imposent à nous d'accroître notre labeur, de se plier davantage à leurs chantages et menaces.

Ces riches et patrons, ces bourses et marchés, veulent sauver leur puissance sur nos vies, nos enfants, nos toits. Pour sauver leur puissance en déroute, ils nous écrasent, nous affament, nous exterminent. Et si nous ripostons avec tant soit peu de force, ils nous répriment, nous fichent, nous matraquent, nous emprisonnent. Aujourd'hui plus que jamais, ils font des premiers exclus et des premiers écrasés de cette logique et de ce régime l'alimentation fondamentale de nos peurs.

Ils fabriquent des ennemis. Ils inventent des boucs-émissaires. Tout génocide est un génocide social. Toute extermination est une extermination sociale. Et aujourd'hui, de nouveau, plus que jamais, ils font des premiers exclus et des premiers écrasés de cette logique l'alimentation fondamentale de nos peurs.

Justifiant progressivement les prochaines exterminations. Et toute extermination est sociale. Aujourd'hui, "c'est la crise", disent-ils. C'est l'heure à nouveau d'une période de violente régénération du capitalisme. La crise, le mode de devéloppement du capitalisme. Sur l'écrasement de nos vies. Pour sauver leur pouvoir, les puissants doivent écraser la réalité humaine et la réalité de la vie.

Pour sauver sa puissance, le capitalisme doit écraser l'humain et le vivant. Au début, c'est l'augmentation du chômage, jusqu'à être la réalité de plus de la moitié d'une population entière.

C'est l'augmentation des taxes, des impôts et des factures. C'est l'augmentation des ressources d'énergie, des loyers et des denrées alimentaires. Simultanément ou par la suite, c'est la destruction de toute protection sociale. C'est les coupures budgétaires puis la fermeture stricte des hôpitaux, des écoles et des foyers d'accueil. C'est l'abolition de notre droit à la retraite, de notre droit à un toit, de notre droit à nous vêtir et nous nourrir.

De notre droit à avoir des enfants et de vivre. Et si l'on refuse ce chantage, cette peur, cette menace, cette crise, ce monde, ce capitalisme ; si l'on refuse de travailler dans l'espoir strict de ne pas mourir de faim ou de froid ; si l'on refuse cette urgence et cette angoisse permanentes et écrasantes comme nouvelles règles de vie, comme équilibre de survie: Alors c'est le fascisme.

Aujourd'hui, voilà ce qui se passe en Grèce. En Grèce, les mères abandonnent leurs enfants parce qu'elles n'arrivent plus à les nourrir. En Grèce, les migrants sont arrêtés par milliers dans de grandes rafles de rue et emmenés dans des centres de rétention d'où ils sont renvoyés sans un sou dans des pays en guerre.

En Grèce, des enfants affamés livrés à eux-mêmes sillonnent par trois ou cinq les grandes rues hostiles de la capitale, quémandant pièces ou bouts de pain en échange d'un paquet de mouchoir ou d'une mélodie à l'accordéon. En Grèce, des dizaines de milliers de foyers ont leur électricité coupée, faute de ne pas avoir payé des factures exorbitantes. En Grèce, il n'y a plus ni médicaments dans les hôpitaux, ni livres d'étude dans les écoles ; ni personnels dans les foyers d'accueil, ni nourritures abordables dans les supermarchés.

En Grèce, les gens meurent, de faim, de froid, de drogue, de solitude, de répression, de désespoir, de misère. Aujourd'hui, ce qui devient un dernier point d'arrivée en Grèce est le nouveau point de départ ailleurs. Et vont suivre la même chute infernale pour tous et chacun, étape par étape, graduellement ou en accéléré, imposée par les nécessités propres des puissants, de cette crise, de ce monde en crise, du capitalisme.

Mais aujourd'hui, en Grèce, le peuple refuse. De s'organiser par eux-mêmes. De se confronter à la police. D'occuper leurs lieux de travail.

D'occuper et paralyser mairies, hôtels de ville et préfectures. Contre les nécessités propres des puissants, de cette crise, de ce monde en crise, du capitalisme. En ces journées décisives se joue en Grèce un basculement. Le peuple grec, dans la réalité humaine et vivante de notre monde, qui n'est pas statistique ou équilibre financier, mais réel. Celui de devoir se nourrir, nourrir ses proches, nourrir ses enfants. Celui de devoir se loger, loger ses proches, loger ses enfants.

Celui de devoir se soigner, soigner ses proches, soigner ses enfants. Celui de devoir se vêtir, vêtir ses proches, vêtir ses enfants. Celui de devoir s'éduquer, éduquer ses proches, éduquer ses enfants. Celui de vivre et non survivre, pour soi, ses proches, ses enfants. La nécessité humaine et de la vie n'est pas celle de la puissance financière.

La nécessité humaine et de la vie n'est pas celle du capitalisme. Notre nécessité à nous, hommes, femmes, simples, anonymes, sans autre ambition de n'être que ces hommes, ces femmes, simples, anonymes, sans autre pouvoir que celui de pouvoir avoir des enfants et les chérir, les nourrir, les loger, les éduquer ; cette nécessité et cette volonté, cette création et ce partage, n'appartient qu'à nous.

Notre nécessité d'hommes et femmes simples et anonymes est celle obéissant à notre réalité humaine et vivante. Aujourd'hui, en Grèce, des hommes, des femmes, simples, anonymes, veulent défendre leur humanité et leurs vies. Aujourd'hui, en Grèce, des hommes, des femmes, se battent pour cela. Un homme, une femme, qui veut vivre aujourd'hui en Grèce, est un homme combattant, une femme combattante. Pour soi, ses proches, ses enfants. Des hommes, des femmes, simples, anonymes, se battent, par centaines, par milliers, par centaines de milliers.

Descendent dans la rue. Occupent leurs lieux de travail. Font grève des loyers et des factures. Occupent et paralysent les lieux de pouvoir. Constituent des Comités de Quartiers. Envahissent et occupent des immeubles vides. Occupent les hôtels de ville. Laissent les banques s'effondrer. Tentent de s'auto- organiser, de se réapproprier de manière autogestionnaire leur outil de travail. Et des personnes meurent, des jeunes meurent, des mères meurent, des chômeurs meurent, des migrants meurent, des enfants meurent.

Le peuple meurt de faim, de matraques, de froid, de grenades explosives, de solitude, de lacrymogènes asphyxiants, de désespoir, de voltigeurs. Qui ont vaincu et régné sur la répression de révolutions et la mort de peuples entiers. Et un premier régime fasciste vainqueur de la mort d'une révolution et d'un peuple entier justifie la victoire et le règne de tous les régimes fascistes.

Franco a vaincu et régné sur la mort de la vague révolutionnaire de en Espagne. Hitler, Pétain, Mussolini, Staline ont vaincu et régné par la victoire et le règne de Franco. Le fascisme européen a vaincu et régné sur le fascisme espagnol, qui fut le dernier à mourir.

Et aujourd'hui, de nouveau, plus que jamais, ils font de l'écrasement de la révolte et la mort du peuple grec la condition nécessaire pour la victoire et le règne du fascisme en Grèce. Si le fascisme vainc et règne en Grèce, les régimes fascistes vont vaincre et régner dans toute l'Europe. Le combat des hommes, des femmes, simples, anonymes, grecques est le combat de tous les hommes et de toutes les femmes, simples, anonymes, d'Europe et au-delà.

Le combat du peuple grec est le combat de tous les peuples d'Europe et au-delà. Laisser écraser la révolte du peuple grec et sa mort est laisser écraser toute possibilité de révolte des peuples d'Europe et au-delà, et permettre leur mort.

Laisser la victoire du fascisme en Grèce, c'est laisser la victoire du fascisme dans toute l'Europe. Et la révolte grecque, seule, isolée, abandonnée, comme le fut la révolution espagnole en , sera réprimée, écrasée, exterminée. Être solidaire et combattre pour le peuple grec, c'est être solidaire et combattre pour tous les peuples d'Europe, pour tous les hommes et toutes les femmes, simples, anonymes, d'Europe.

Nous nous adressons à tous et chacun, de ceux qui cherchent du travail ou en ont un, de ceux qui veulent s'en sortir ou qui croient s'en être sortis, de ceux qui craquent dans les Pôle Emploi ou craquent de leurs conditions de boulot, de ceux qui n'ont pas le temps de rêver ou de ceux qui n'en peuvent plus du rêve marchandisé, de ceux qui galèrent déjà à nourrir leur famille ou de ceux qui n'osent pas avoir d'enfants en ayant déjà du mal à se nourrir eux-mêmes, de ceux pris dans la routine sans fin du travail ou de ceux pris dans la routine sans fin de la recherche de travail, de ceux à qui on reproche de vivre au-dessus de leurs moyens ou de ceux qui n'ont pas du tout de moyens ni de vie, de ceux qui n'ont pas de travail en étant sur-diplômés ou de ceux qui n'ont pas de travail sans aucun diplôme, à tous et chacun donc qui veulent s'en sortir et vivre avec le minimum de décence.

Nous nous adressons à tous et chacun, effrayés ou ignorants de ce monde qui s'embrase, sympathisants ou fuyants de ce monde qui s'effondre, assommés de mots quotidiens martelés par des gens inconnus derrière l'écran de la télé d'Etat, tels "crise", "sécurité", "stabilité", "catastrophe", "chômage", "insécurité", "urgence", "désastre", "économie", "bourses", "marchés", qui s'alternent dans l'indifférence médiatique avec "football", "stars", "people", "nouvel écran plat".

A tous ceux qui n'ont pas le temps de parler avant qu'on parle à leur place. A tous ceux qui n'ont pas le temps de vivre avant qu'on les détermine à leur place.

A tous ceux qui craquent et à qui on parle comme des enfants attardés. Depuis et les nouvelles offensives, toujours plus violentes, du Capital à travers le monde, de nouveaux élans de résistance populaire se confrontent à la bourgeoisie régnante et à l'Etat répressif.

La spirale des troubles et de cette guerre de classe a commencé dans le "monde arabe" avec les révolutions en Tunisie, Egypte, Lybie, Bahrein, Syrie, qui continuent encore. Pour balayer tous leurs ennemis.

A mesure que la crise et la casse sociale s'aggravent, des villes s'embrasent et la révolte s'étend. En huit mois, de l'été au printemps , les capitales européennes des pays les plus touchés socialement ont brûlé: Londres du 6 au 11 août , Rome le 15 octobre , Athènes le 12 février , Barcelone et Madrid le 29 mars La grève générale illimitée reste la première arme révolutionnaire de notre classe.

C'est la seule arme qui peut faire changer la peur de camp: Il n'y a pas de "vous", il n'y a pas "les autres", il n'y a pas "c'est la vie", il n'y a pas "là-bas", il n'y a pas "de toute façon", il n'y a qu'un nous. Nous qui travaillons et galèrons, nous à qui "les fins de mois" est une question quasi- existentielle, nous qui sommes des hommes, des femmes, simples, anonymes, qui voulons avant tout nous en sortir.

Nous qui voulons avant tout nous nourrir, nous loger, nous vêtir, avoir des enfants sans nous sacrifier ni les sacrifier. Et nous sommes ces hommes, ces femmes, simples, anonymes, avant d'être des "clients", des "élèves", des "ménages", des "citoyens", des "consommateurs", des "actifs", des "inactifs", et nous avons des conditions de vie communes.

Pour combler nos nécessités humaines, pour nous vêtir, nous loger, nous nourrir, subvenir nos enfants, nous devons travailler ou chercher du travail. Notre quotidien, nos conditions de vie sont communes: Ceux sans travail n'ont droit ni à se loger, ni à se vêtir, ni à se nourrir, ni à subvenir ces enfants.

Nous, c'est tous ceux qui se sont posés au moins une fois la question "comment s'en sortir? Dans chaque quartier, dans chaque ville, dans chaque pays, sur chaque continent, nous sommes la masse innombrable qui nous posons au moins une fois la question "comment s'en sortir? Et dans chaque ville, dans chaque pays, sur chaque continent, il y a une poignée de personnes qui ne se sont jamais posés cette question. Ils sont riches, l'ont toujours été et ne se posent que leur seule question possible: Cette poignée de personnes, nous ne les croisons jamais dans notre quotidien, ils ne font pas partie de nos vies.

Pourtant ce sont eux qui déterminent selon leurs nécessités propres et leur seule question toute la réalité quotidienne de nos vies. Ce sont les grands propriétaires, les PDG, les grands patrons, les multinationales, les directeurs banquiers, les chefs d'Etat, les ministres, les députés, les sénateurs, les préfets.

Tous ceux-ci étant au service exclusif de ceux plus riches et plus puissants encore, les décideurs du monde, les décideurs du sort de la planète et de peuples entiers, et de nos vies particulières. Ces décideurs sont encore plus invisibles, n'ont ni nom ni visage, et ont créé toutes sortes d'instance en abréviation pour augmenter leur puissance et leur richesse, ces instances qui n'ont de sens réel pour nous que comme abréviation: Il y a nous, la classe des exploités.

Il y a eux, la classe des exploiteurs. Et il n'y a de rapport entre ces deux classes qu'un rapport de guerre. Nous sommes ceux qui dès l'enfance parfois se demandent "comment s'en sortir", et ils sont ceux qui décident à notre place comment nous devons vivre et déterminent comment, à notre place, "s'en sortir". Selon leurs critères, leurs nécessités, leurs exigences: Et à partir de là calculer, investir, écraser. Ces critères, ces nécessités, ces exigences, ne sont pas les nôtres.

Et à partir de là rencontrer, voyager, aimer. Nous sommes ceux qui "sont payés", ils sont ceux qui "payent"; nous sommes ceux qui construisons, ils sont ceux qui se pavanent; nous sommes ceux qui produisons, ils sont ceux qui se goinfrent; nous sommes ceux qui travaillons, ils sont ceux qui se dorlotent; nous sommes ceux qui tenons le plateau, ils sont ceux qui se servent; nous sommes ceux qui cirons leurs chaussures, érigeons leurs palaces, gérons leurs dossiers, récurons leurs chiottes, administrons leurs rendez-vous, rédigeons leurs mémoires, médiatisons leurs débats, assurons leur sécurité, produisons leurs intérêts, suons leurs richesses, votons leurs puissances, applaudissons leurs discours, remercions leurs promesses, attendons leurs patiences, craignons leurs décisions, espérons leurs clémences, louons leurs propriétés.

Nous sommes ceux qui travaillons, ils sont ceux qui décident, décrètent. Nous sommes ceux qui sommes licenciés, ils sont ceux qui le décident. Nous sommes ceux qui créons la richesse, ils sont ceux qui nous la confisquent. Nous sommes ceux qui construisons des maisons et des appartements, ils sont ceux qui les achètent. Nous sommes ceux qui payons des loyers, ils sont ceux qui décident de leur montant.

Nous sommes ceux qui travaillons la terre et le pain, ils sont ceux qui les détiennent. Nous sommes ceux qui payons la nourriture, ils sont ceux qui décident des tarifs.

Nous sommes ceux qui rendons possible la grande distribution, ils sont ceux qui décident des prix. Nous sommes ceux qui utilisons les transports en commun, ils sont ceux qui les rendent payants.

Nous sommes ceux qui étudions, ils sont ceux qui décident du contenu et de la valeur des études. Nous sommes ceux qui allons à l'école, ils sont ceux qui décident du contenu et de la valeur de l'éducation.

Nous sommes ceux qui allons dans les hôpitaux, ils sont ceux qui décident des moyens et de la valeur de la santé. Nous sommes leurs esclaves-salariés. Les lois du Capital et de ceux qui le détiennent, la bourgeoisie, ont fait de nous depuis plusieurs siècles leur main d'oeuvre, un prolétariat. Ils sont ceux qui détiennent les armes, nous sommes ceux qui les appréhendons. Ils sont ceux qui construisent les prisons, nous sommes ceux qui les remplissons.

Ils sont ceux qui créent les frontières, nous sommes ceux qui les subissons. Ils sont ceux qui licencient, nous sommes ceux qui nous prenons des lacrymos pour oser l'avoir refusé. Ils sont ceux qui décrètent les guerres, nous sommes ceux qui y mourront. Ils ont le monopôle de la violence et du jugement, nous n'avons que le droit d'être violentés et jugés. Ils nous divisent entre "violents" et "non-violents" alors que ce sont eux qui ont matraques et gaz pour nous réprimer tous.

Leur violence est légale, la nôtre est légitime. Leur justice emprisonne, notre justice soude et libère. Leurs polices servent de justice, leur justice sert de paix. Si telle est leur justice, il n'y a pas de paix, mais qu'une terreur policière qui protège les riches. Si telle est leur paix, la police est partout et la justice nulle part.

Toute révolte est juste si elle ne se trompe pas d'ennemis. L'ennemi n'est pas le "pauvre", "l'arabe" ou la "banlieue" mais le riche et le puissant qui ont créé la pauvreté et le ghetto-banlieue et qui ont choisi d'y enfermer toute personne de couleur et anciens colonisés pour maintenir la division. Avant d'être arabe, noir, blanc, nous sommes des gens qui voulons nous en sortir, soumis au même sytème qui créée de la peur entre nous pour se faire oublier.

Le racisme est une arme des puissants, des riches et de l'État. Eux qui construisent les murs qui nous divisent et les impasses qui nous bloquent, les barbelés périphériques qui nous séparent et les polices qui nous sélectionnent. La seule violence est celle de la puissance financière qui décide de nos vies. La seule violence est celle de l'Etat qui décide de notre valeur. La seule violence est celle de la police qui décide de notre "paix".

Face à cela, toute notre résistance ne sera que défense et autodéfense. Seuls l'État et le Capital anticipent notre colère, nous qui avons du mal à anticiper notre propre misère. Ils se dotent de toutes les armes possibles, qui tuent et assassinent de manière "non létale". Des lycéens perdent leurs yeux sous les balles en caoutchouc pour défendre leurs études, des "banlieusards" perdent leurs vies accusés d'être pauvres de couleur et "ex"-colonisés, des sidérurgistes perdent leur dignité par les coups de matraque pour défendre leur emploi, des personnes âgées et des enfants se font gazer pour défendre le droit à la retraite.

Guerre de classe, et nécessité fait loi. Nécessités humaines et naturelles contre nécessités économiques de profit et de puissance. La "démocratie représentative" est le nom donné par les puissants à un système où les règles du jeu et ses cartes sont détenus par les riches et les puissants. Et nous qui cherchons à nous en sortir dépendons des cartes sociales que les riches veulent bien nous distribuer. Mais ce sont toujours eux qui les distribuent. Ce ne sont pas les cartes qu'il faut changer, mais le jeu lui-même.

Parce que nos vies et celles de nos enfants ne sont pas un jeu. A nous de faire en sorte que les riches ne jouent plus avec nos vies selon leurs propres joker et leurs propres bonus. C'est eux qui décident de la case de départ et de la case d'arrivée de chacun d'entre nous, et nous sommes condamnés à respecter les parcours qu'ils nous distribuent.

Soyons notre propre case de départ et notre propre case d'arrivée à la fois, soyons notre propre parcours, éjectons les riches et les puissants du jeu. Notre monde n'est pas le leur, nos nécessités ne sont pas les leurs, nos envies et nos besoins ne sont pas les leurs. Déterminons nous-mêmes nos propres vies. Les "élections démocratiques et représentatives" sont l'illusion à nous faire changer de couleur.

Le "pic" peut devenir "carreau" ou "trèfle", les cartes restent les mêmes, et ce sont toujours les mêmes qui les détiennent. Et nous sommes leur mise, leur gain, leur enjeu. Leurs principales armes pour nous faire accepter leur diktat financier sont la peur et le chantage. Peur de la banlieue, peur de l'autre, peur d'être solidaire, peur de se défendre, peur de faire grève, peur d'étudier sans travail au bout, peur du chômage, peur de son patron, peur d'avoir peur. La crise créée de la peur, elle est la peur, se veut notre peur pour avancer et imposer ses mesures.

La question s'est posée en Tunisie, en Egypte, en Lybie, en Syrie, elle se pose aujourd'hui en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, commence à se poser en France et aux Etats-Unis, et finalement est la question que nous nous posons tous: Pour ne plus avoir peur, il faut que la peur change de camp. A la finance d'avoir peur de notre colère, aux puissants d'avoir peur des sans-travail, aux policiers d'avoir peur de notre solidarité.

Nous avons l'impression d'être dépassé, de ne plus comprendre ce qui se passe dans nos vies, de devoir se fier et avoir confiance en ceux qui détruisent nos vies pour qu'ils la protègent, mais la seule réponse à nos angoisses et notre urgence est le rapport à notre histoire, notre propre histoire, notre histoire de classe qui est une histoire de lutte et de combat.

L'histoire n'est pas celle des chefs d'Etat ou des "grands noms", des "grands hommes", l'histoire n'est pas celle des dominants et des puissants, elle est faite et se fait toujours par les petites gens, les anonymes que nous sommes, les hommes et femmes simples que nous sommes fiers d'être.

Les Tunisiens et les Egyptiens nous l'ont montré, et aujourd'hui ce sont les puissants qui ont peur "des gens", de ces gens qui font leur propre histoire, qui veulent leur propre victoire. Et ils ont peur que nous soyons l'écho, l'onde de choc en Europe des secousses tunisiennes, égyptiennes, lybiennes et syriennes. Un appel de solidarité internationale. Entre les hommes, les femmes, simples, anonymes. Ceci est un appel au combat.

Avec et pour le peuple grec assassiné. Avec et pour tous les peuples. Un appel à descendre dans la rue, occuper les lieux de travail, faire grève des loyers et des factures, occuper et paralyser les lieux de pouvoir, constituer des Comités de Quartiers, envahir et occuper les immeubles vides, occuper les ministères, les hôtels de ville, les mairies, laisser les banques s'effondrer, assiéger le Parlement. Par dizaines, par centaines, par milliers, par centaines de milliers.

Les nôtres, ceux de chacun, ceux de tous. Pour tous les hommes, toutes les femmes, simples, anonymes, et contre leurs patrons, leurs polices, leurs menaces, leurs chantages, leurs puissances, nos seules armes sont la solidarité, la détermination, l'auto-organisation par et pour nous-mêmes.

Nous sommes notre propre nécessité, notre propre ambition, notre propre pouvoir. De l'indignation à la révolte, de la révolte à l'émeute, de l'émeute à la grève sauvage émeutière, de la grève sauvage émeutière à l'insurrection. Désormais nous avons compris, et nous n'avons plus peur: Nous ne comptons que sur notre propre force, sur notre propre capacité à organiser nous-mêmes nos vies, sur notre propre solidarité. L'insurrection ne sera ni "civique" ni "citoyenne", elle est confrontation de classe.

Nous sommes non-violents avec ceux qui sont non-violents avec nous, mais nous revendiquons l'autodéfense par tous les moyens nécessaires contre toute violence à notre encontre.

Cette violence est permanente, quotidienne, omniprésente, c'est la violence capitaliste. Se confronter à la police ou bloquer une entreprise relève de l'autodéfense contre la violence de licenciements de masse ou de hausse des factures.

Bloquons leur économie et que la peur change de camp, comme lors du blocage des raffineries à l'automne Réapproprions-nous nos outils de travail quand ils veulent les fermer, créons des Assemblées de Quartiers et développons la démocratie directe, la seule à laquelle nous aspirons. Pour reprendre nos vies en main, ici, maintenant, nous-mêmes.

Là où nous vivons et travaillons. Exproprions les richesses qu'ils nous ont volé, créons des Comités d'Autodéfense de Précaires et Chômeurs. N'attendons pas d'être pris dans l'urgence comme le sont les peuples grecs et espagnols aujourd'hui. Le désastre, nous y sommes déjà et il ne fera que s'aggraver, et arriver. Alors que capitalisme, crise et désastre sont déjà là. Cette impression commune que le ras-le-bol, la révolte, l'explosion, vont arriver.

Alors que ras-le-bol, révolte et explosion sont déjà là. S'indigner ou prendre acte. Tout de nous, rien d'eux. I — Misère des élections présidentielles. Ils proposent chacun une gestion un peu différente de notre prison: En partant du Printemps , Paris, Il apparaît en effet comme de plus en plus évident que tous et toutes sont portés par une commune vision du monde.

On cherche malgré tout à nous vendre un candidat comme marchandise performante, dans un mauvais spectacle déprimant de vacuité se répétant à chaque campagne présidentielle. Pourtant, aucun changement réellement positif ne peut venir des urnes: Quelles options se proposent à nous à chaque élection, et notamment celle-ci? Un libéralisme social-démocrate dégoulinant de renoncements, de mensonges et de sang.

Il y a là une contradiction insoluble. Mais cette contestation vaine nous révèle quelque chose. À parler leur langage nous nous rendons impuissants. Impuissants car condamnés à la répétition du même. En conséquence, des contingents toujours plus importants de ces populations se sont enfuis vers des centres en moins piètre état. Les policiers peuvent légalement fouiller, frapper ou encore séquestrer dans un commissariat des individus, contrairement aux autres citoyens.

Schuurman, Le travail est un crime, Il paraît que tout le monde aime la liberté. Pourtant, la plupart des gens considèrent aussi le travail comme une valeur fondamentale, à inculquer aux jeunes, un devoir et un droit à préserver. Son terme cousin, travail, a lui pendant longtemps exprimé les idées de tourment, de peine et de fatigue.

Travailler pour exister, exister pour travailler. Il est notre droit de nous loger, de nous nourrir, de nous vêtir, il est notre droit de vivre. Et alors même que le capitalisme, qui a besoin de cette frénésie du travail pour exister, produit des ravages de plus en plus visibles à tous les niveaux de nos existences, dans des régions toujours plus étendues et pour une durée toujours plus longue, le travail demeure un horizon indépassable pour la conception de notre existence.

Nous sommes tellement empêtrés dans cette religion du travail qui est, comme toute religion, une organisation du mensonge que nous ne réalisons pas que nous passons notre vie dans un gigantesque camp de travail.

Que même quand nous y échappons pour un moment nous passons notre temps à faire travailler les autres, par la consommation de biens et de services. Nous aimons nous voir comme des personnes indépendantes et libres qui vaquent à leurs occupations, quand nous sommes en réalité des travailleurs forcés de rejoindre leur poste.

Pourtant, tout le monde aime la liberté, on vous dit. A quelques exceptions près donc, travailler est une horrible chose qui débouche sur une immense accumulation de souffrance. Que les plus raisonnables se rassurent: Ceux qui pensent le contraire ne doivent vraiment pas beaucoup aimer la liberté. Le monde, ou rien. Le statu quo est tout aussi immonde.

Et les médias jouent parfaitement leur rôle, faisant planer une menace diffuse, pluridirectionnelle et omniprésente, implantant jour après jour la peur dans chaque conscience, avec une abnégation remarquable. Que dans ces moments de lutte se tissent des liens, naissent des amours, émergent des projets communs, se créent des communautés de résistance. Nous voulons faire autre chose que travailler.

Nous voulons vivre autre chose que cette survie, cette sous-vie. Nous voulons habiter autre chose que ce taudis. Nous voulons créer autre chose que cette destruction. Le capitalisme façonne des subjectivités à son image et selon sa logique: Les révoltes de la vie ont transformé, transforment, transformeront nos subjectivités, avant même que dans une société nouvelle, de nouvelles vies émergent de nouvelles subjectivités.

Nous souffrons de devoir obéir à des impératifs absurdes, avilissants, destructeurs. Nous souffrons de devoir exécuter ces impératifs dans des conditions éprouvantes, voire dangereuses. Nous souffrons de cette activité indifférenciée, absurde, destructrice. Nous souffrons de rentrer vidés, de ne pas pouvoir vivre. Nous souffrons de souffrir seul, de devoir nous cacher notre souffrance, de nous mentir, de ne pas pouvoir parler de notre souffrance, de devoir cacher celle-ci aux autres.

Comme des esclaves, nous avons une compensation, eux en nature, nous en argent. Avec ou sans proxénète, nous sommes tous des prostitué. Nous sommes des robots travailleurs, en tchèque , des individus réduits à des machines productrices.

Nous sommes soumis au capitalisme, ce Moloch insatiable, ce train aveugle écrasant tout sur son passage. Nous nous intéressons peu à la massification, les pétitions sont signées puis oubliées, les cortèges défilent et rentrent chez eux, les vitrines sont brisées puis réparées, les murs tagués puis nettoyés.

Il nous faut créer. Il nous faut nous créer. Un mouvement ouvre une brèche, crée une coupure temporelle, une rupture dans le déroulement linéaire de nos vies.

De nouvelles subjectivités émergeront de ces nouvelles vies, épanouies dans une diversité non-finie du faire. Le temps sera celui de notre vie et de ses activités, non celui des montres et du travail. Les communes seront, ainsi, sans masculinité viriliste, celle du sujet capitaliste, insensible, impitoyable, suprémaciste, et sans féminité soumise, subordonnée, dissociée.

Elles seront, de même, sans sujet colonial, raciste, dominateur, exploiteur, et sans sujet indigène, racisé, dominé, exploité.

Au niveau des techniques, nous détournerons des techniques détournables, nous détruirons des techniques indétournables bombes nucléaires, centrales nucléaires, etc. Ce sera notre monde, ou rien. Ce ne sera pas ce monde de mort, mais la mort de ce monde. Crevons cette société morbide, moderne, capitaliste, colonialiste-raciste, patriarcale, étatiste, hétéronome, hiérarchique, totalitaire.

Créons une société vivante, nouvelle, non-marchande, égalitaire, libertaire, autonome, horizontale, plurielle. Créons une vie de désir, cette vie que nous désirons, que nous décidons. Soyons résolus à ne pas mourir, et nous voilà vivre. Ce sera notre histoire, cette fois. Cette société nous offre seulement une lutte pour la survie de base dans laquelle nous ne sommes rien sauf une force de travail et des consommateurs.

Les vêtements de marque, les nouveaux téléphones mobiles et les écrans plasma, les voitures en leasing et les prêts hypothécaires, les sorties du samedi soir, les émissions de télé et les idylles familiales dans les centres commerciaux seront-ils des produits de substitution suffisant pour une vie vraiment humaine?

Est-ce tout ce que nous désirons vraiment et ce dont nous avons vraiment besoin? Nous vendons notre temps et notre énergie, notre force de travail, à la classe des bourgeois qui possèdent les moyens de production.

Quel que soit ce que nous gagnons, dès que nous avons dépensé notre salaire, nous devons à nouveau nous précipiter au travail. Nous vendons notre force de travail comme une marchandise à des patrons individuels et aussi à la bourgeoisie toute entière, et dès lors ce sont eux qui la contrôlent, qui la possèdent et qui en profitent vraiment. Toute la société nous est étrangère: Par conséquent, la dictature du Capital règne aussi en dehors du travail.

Les loisirs que nous cherchons en font partie. Notre travail est une marchandise comme aucune autre: Le profit est réinvesti dans des moyens de production, dans la production de nouveaux capitaux qui tous sont la propriété contrôlée, possédée et vendue par les bourgeois. Les citoyens atomisés, qui parviennent à une unité artificielle à travers une sphère séparée de politique nationale, sont une caractéristique commune des États parlementaires, staliniens, fascistes ou même islamistes.

Ce sont là des organisations de la bourgeoisie en tant que classe, qui se développent à partir des rapports sociaux de la société de classe. Comme tels, ils doivent être détruits et non pas réformés. Par conséquent, les prolétaires luttent contre toutes les formes du gauchisme: Nous combattons pour une libre auto-organisation égalitaire.

Maintenant que nous sommes remontés à la racine du syndrome, nous allons commencer à comprendre que les tableaux ont des points communs. Pourtant, avec un soupçon de conscience, peut-on se réjouir de la guerre? Or la guerre est toujours triste et la victoire jamais acquise, et dans toutes les hypothèses, jamais pour les deux protagonistes à la fois. Le travail culturel est donc passé par là pour nettoyer le chemin vers la guerre.

Voici les liens qui apparaissent entre le champ de bataille boueux et un capitalisme tout aussi crasseux. Pourquoi partir si joyeusement à la guerre capitaliste? Et peu importe si la promesse est bidon en réalité, elle est une croyance quasi religieuse, un dogme, une norme. Cet écran qui verse sans discernement des images de tous types, informations, désinformation, séries, publicités, divertissements, et ce, 24h sur 24h. La recherche insatiable du plaisir nous fait nous détourner du sens des champs de batailles capitalistes qui détruisent la nature et la vie en notre nom pour produire nos objets pour la plupart inutiles et polluants.

Nous avons à loisir le choix entre des objets censés assouvir nos frustrations existentielles et des spectacles sur écrans qui nous divertissent. Dans le monde réel on ne peut pas quitter le champ de bataille. Bienvenue dans la réalité. Revenons à la guerre économique. Nous sommes alors enchaînés à la réalité de cette bataille économique où nous comprenons que tout ce à quoi nous avons cru nous est maintenant infernal, insupportable, car nous perdons tout nos repères, nos espoirs, nos croyances devant la réalité nue.

Où sont les promesses? Qui payera les crédits? Où sont passé les jours meilleurs qui justifiaient mon sacrifice quotidien au travail 8 heures par jour? Sans travail qui suis-je? Sans argent qui suis-je? Qui suis-je hors de la norme?

Et le cancer contracté au travail à respirer des effluves toxiques, qui est responsable maintenant? Et ma femme, et mon mari qui se détourne au moment difficile de la vie sans travail? Absent à soi-même au milieu du champ de bataille économique, le chaos comme seule référence existentielle. Ce désastre ne nous apparaît malheureusement que lorsque nous sommes touchés directement, ce moment où nous sommes exclus de la norme du travail et de la consommation.

Sans parler des fumées toxiques des usines qui produisent à la chaîne des objets industriels toujours nouveaux qui viennent titiller le désir sans fin de nos regards sans vie rivés à la lueur électrique sur nos écrans bariolés. Les écrans publicitaires nous font avaler cette agriculture comme des aliments qui sont des ersatz depuis longtemps sous de fausses promesses trop sucrées, trop salées et trop grasses.

Nous savons maintenant ce que valent les promesses capitalistes. Du plaisir frelaté qui empoisonne la vie sous toutes ses formes. Qui décide la norme? Qui orchestre la promesse de cet avenir radieux de plaisirs empoisonnés? Inventer une nouvelle culture commune où la vie et son expansion sous toutes ses formes sera centrale. Vivons de peu, ensemble et avec joie.

En quittant le champ de bataille, en nous détournant de la norme car tout est à inventer. Une sorte de mimétisme collectif organisant une norme qui devient dogme, une quasi religion impossible à remettre en question. La Terre ne pourra supporter encore bien longtemps la guerre que nous lui faisons et qui prend maintenant un tour tragique.

Il est question de notre cadre de vie, le cadre réel de nos existences au moment où nous quittons les écrans des yeux pour vivre pour de vrai. Qui peut discuter devant la vague de 10 mètres de haut? Pas même une centrale nucléaire? À quoi sert de voter si la couche atmosphérique est trop fine pour nous protéger du soleil durablement, nous promettant un cancer de la peau mondial, ou des rayonnements que nos organes internes ne pourraient supporter? Ces personnes surpuissantes et immensément riches forment le symbole monstrueux et hypertrophié du capitalisme.

Elles sont les inventrices de la croyance dogmatique dans la science et la technique pour un soi-disant avenir radieux qui forme des montagnes de déchets ingérables. Projetons le nouveau champ de bataille et que voyons-nous? Des robots, mais pour se battre contre qui? Pour finir immanquablement à nouveau dans la boucherie commune faute de robot. Pourtant la question à résoudre depuis la nuit des temps reste inchangée: La bataille économique prend la même tournure, et sur le champ de bataille sont entrés les robots.

La question que nous devrions donc tous nous poser est: Le microcosme élitiste mondial a-t-il encore besoin de travailleurs finalement? Probablement que non, les robots suffiront. Autant dire tous les attributs de la guerre.

La trajectoire de nos sociétés collectives délirantes reste invariablement inchangée. Ne remplaçons plus, réparons, faisons de peu. Revenons à la vie réelle. Développons le zéro déchet comme trajectoire et comme indicateur de respect de la vie.

Cultivons nous, apprenons des grands penseurs humanistes et reliés à la vie, produisons la nouvelle culture commune vivante, indépendante du capital, reliée les uns aux autres et au vivant.

Nous ne pouvons et ne devons compter que sur nous-mêmes et nos propres capacités à renverser ce monde et ses contradictions internes ô combien meurtrières! Ils refusent de gérer leur troupeau par ordinateur et de se conformer aux nécessités de la production industrielle, comme la traçabilité. Mais pour les humains que nous sommes encore, loin de mettre un terme aux travaux pénibles, ce processus est le progrès de notre dépossession.

Elle nous oblige à saisir des données. Elle produit ensuite des statistiques et des algorithmes pour découper, standardiser et contrôler le travail. Bien souvent, ce sera les deux.

Les machines deviennent nos seuls interlocuteurs. Mettre en valeur les savoir-faire autonomes et le temps de leur élaboration est devenu une lutte quotidienne. La préténdue dématérialisation consacre en fait la surexploitation des ressources: Nous constatons que les syndicats ont renoncé à le faire. Nous voulons continuer à nous soutenir dans nos luttes en affirmant des choix communs et en coordonnant nos actions publiques: Non seulement ceux qui nous critiquent, mais aussi des lecteurs et de proches camarades ont été surpris que nous insistions une fois de plus sur le léninisme, le bolchevisme, le stalinisme Le léninisme est utilisé non seulement par les staliniens, les trotskystes, les zinoviévistes, les gramsciens On nous dira que ce dualisme est essentiel à toutes les formes de domination capitaliste et que ces dernières ne sont pas le fruit du léninisme, ni de la social-démocratie.

Néanmoins, en tant que prolétaires exploités en lutte contre le capital et ses États, ce sont les formes précises dans lesquelles cette domination se structure qui nous intéressent au premier plan, et plus particulièrement les formes de domination destinées aux prolétaires conçues pour canaliser ceux qui se battent contre cette société. Le raffinement suprême dans la liquidation de la force révolutionnaire est précisément sa transformation historique et son embrigadement dans le front unique, puis le front populaire, le front national et, pour finir, sa soumission à la guerre impérialiste et son massacre généralisé.

Les physionomies ou appellations peuvent varier mais toutes les formes de domination et liquidation du prolétariat autonome utilisent les bases de la social-démocratie et leur perfectionnement effectué par Lénine et ses différentes et nombreuses variantes. Ceci est la conséquence logique du programme de développement du capitalisme appliqué dès le début par Lénine et les siens: La traduction exacte du terme Tcheka est: Dès la création de la Tcheka en décembre , sous la direction de Dzerjinski ex-S.

Les camps de travail forcés commenceront à fonctionner dès , année où plusieurs camps sont créés. En , la direction de la police politique en contrôlera cinquante-six. Lors du second anniversaire de , la Pravda écrit fièrement: La première grande rafle aura lieu dans la nuit du 11 au 12 avril contre des organisations qui se définissent anarchistes, et surprendra par une dureté inusitée. Lors de cette rafle, plus de 1.

Le nombre de tchékistes passera de en décembre à Si les droits des travailleurs sont remis en cause, le mouvement de contestation sociale qui vient dénoncer cette remise en cause se voit confronté à un problème d'ordre théorique et stratégique. Des lois comme la loi El Khomri sont d'abord riches d'enseignement. D'une certaine manière, et de façon paradoxale, ce système s'auto-dénonce. Cet aveu est une aubaine: Une démonstration aussi radicale d'un mépris institutionnalisé est un appel à l'insurrection.

Celui qui provoque s'attend à une réaction proportionnée à l'ampleur de la provocation. La loi El Khomri sera une ultime provocation, qui appelle une réponse à la mesure du scandale. Il y a là plutôt un saut qualitatif qui se joue. Le système de la valeur accumulée montre son vrai visage, et il faudrait savoir saisir cette occasion.

L'inconscient des agents d'entretien du système républicain est un vaste champ de ruines que nous pourrions explorer. Ici, des idéaux de jeunesse abandonnés, des renoncements, des abdications. Une parole émerge alors, au sein de ce marasme pathétique: Et soudainement, ils nous délivrent, indirectement mais certainement, une amère vérité, que nous avions préféré ne plus voir: De même, un système qui rend possible des lois comme la loi El Khomri est un appel à sa radicale remise en cause, à sa radicale destruction.

Inconsciemment, les agents d'entretien du système républicain, en proposant ou en soutenant des projets aussi scandaleusement négateurs de l'humain, savent qu'ils susciteront une réaction proportionnée: Il faudrait donc que nous puissions nous situer à la mesure du scandale.

Deux options sont à envisager dans ce mouvement de lutte contre la loi El Khomri: Les deux options, bien sûr, ne s'excluent pas mutuellement. D'abord, dans un contexte qui n'est pas encore révolutionnaire, il faut bien sûr défendre les droits des travailleurs s'ils sont menacés, dans la mesure où, tant que le capitalisme n'a pas été détruit, il faut pourtant bien vivre, et ce dans les meilleures conditions possibles. Mais il devrait être possible aussi, et même nécessaire il me semble, de tenir ensemble les deux finalités: La focalisation présente sur la loi El Khomri qui n'est pas qu'un prétexte, mais plutôt un détonateur ne se priverait pas d'un horizon révolutionnaire, et d'un projet post-capitaliste.

La loi El Khomri nous dévoile l'être du travail en régime capitaliste. Sachons retenir cette leçon. Quelle est cette leçon? Le travail, d'abord, est en crise. La révolution micro-informatique a rendu de moins en moins indispensable le travail vivant. Le recours massif à l'automatisation de la production, permettant des gains concurrentiels, produit une inutilité relative d'un bon nombre de travailleurs.

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